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Organigramme du FMI

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 2017
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Au 30 avril 2017

1 Appelé officiellement Comité ministériel conjoint des Conseils des gouverneurs de la Banque et du Fonds sur le transfert de ressources réelles aux pays en développement.

Budget Et Recettes

En avril 2016, le Conseil d’administration a autorisé un budget administratif net pour l’exercice 2017 de 1.072 millions de dollars, ainsi que des budgets indicatifs pour les exercices 2018 et 2019 (tableau 3.1). Pour la cinquième année consécutive, le budget administratif du FMI est resté stable en termes réels, alors que sa position de revenu à moyen terme est solide. Par ailleurs, le Conseil a fixé un plafond de 1.315 millions de dollars pour les dépenses administratives brutes, dont un report maximum de 43 millions de dollars de ressources non dépensées pendant l’exercice 2016 pouvant être dépensées pendant l’exercice 2017. Le budget d’équipement approuvé s’élève à 61 millions de dollars pour des projets d’investissement dans les installations et les technologies de l’information.

Tableau 3.1Budget par grandes catégories de dépenses, exercices 2016–19(Millions de dollars)
Exercice 2016Exercice 2017Exercice 2018Exercice 2019
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudgetBudget
DÉPENSES ADMINISTRATIVES
Personnel908896934922969...
Déplacements1130120123115126...
Immeubles et autres199199205218209...
Réserves pour imprévus10...11...11...
Total des dépenses brutes1.2471.2151.2731.2551.3151.376
Recettes2−196−176−200−189−211−235
Total des dépenses nettes1.0521.0381.0721.0661.1041.141
Report342...43.........
Total des dépenses nettes, report compris1.0941.0381.1161.0661.1041.141
Budget d’équipement
Installations et technologies de l’information42131611226674
Pour mémoire
Total des dépenses nettes, en termes réels1.0711.0721.0721.077
Source : FMI, Bureau du budget et de la planification.Note : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Les exercices 2016 et 2019 comprennent une dotation pour la tenue de l’Assemblée annuelle à l’étranger.

Comprend les activités financées par les donateurs, les dispositifs de partage des coûts avec la Banque mondiale, la vente de publications, la location de garages et diverses autres recettes.

Ressources reportées de l’exercice précédent selon les règles établies.

Pendant l’exercice 2017, les activités du FMI ont continué de s’intensifier dans plusieurs domaines fondamentaux. Des moyens supplémentaires ont été consacrés au renforcement de la coopération avec les pays qui appliquent un nouveau programme ou sont près de le faire; à l’accroissement de la surveillance en intégrant davantage l’analyse financière et en réalisant de nouvelles évaluations dans le cadre du Programme d’évaluation du secteur financier; et à l’approfondissement des travaux sur des thèmes variés tels que la fiscalité internationale et les défis à relever à long terme, en mettant l’accent sur le développement des capacités. Des économies réalisées notamment en fermant certains bureaux locaux dans des pays qui achèvent des programmes, des mesures de rationalisation transversale et des gains d’efficience dans d’autres domaines ont permis de maintenir un budget essentiellement stable, à l’exception d’une dotation supplémentaire de 6 millions de dollars pour couvrir la hausse des dépenses de sécurité physique et informatique.

Les dépenses administratives effectives de l’exercice 2017 ont totalisé 1.066 millions de dollars, soit 6 millions de dollars de moins que le budget net approuvé. Cet écart est inférieur à celui de l’exercice précédent. Le taux de vacances de postes a légèrement diminué et atteint aujourd’hui un niveau considéré comme frictionnel, les effectifs de la plupart des départements étant au complet. Globalement, la complexité et le volume des cyberattaques ont augmenté, tout comme les menaces auxquelles est confronté le FMI. Le coût du personnel chargé de la cybersécurité et des services assurés par des tiers a augmenté alors que la demande est supérieure à l’offre. Cette tendance devrait se poursuivre.

Durant l’exercice 2017, les dépenses d’équipement ont été pour l’essentiel conformes aux prévisions, à un rythme comparable à celui de l’exercice précédent. Le poste de dépenses le plus important, à 76,3 millions de dollars, était lié à la rénovation de l’immeuble HQ1 (encadré 3.1). Les investissements dans l’informatique, qui totalisent 27,9 millions de dollars, continuent de donner des résultats, principalement dans la protection contre les cyberattaques, l’amélioration de la gestion des données et le remplacement d’infrastructures qui ont atteint la fin de leur durée de vie utile.

Dans les états financiers, les dépenses administratives et les dépenses d’équipement du FMI sont comptabilisées conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS). Ces normes exigent une comptabilisation sur la base des engagements, la comptabilisation et l’amortissement des dépenses d’équipement et la comptabilisation des prestations dues aux employés sur la base de leur valeur actuarielle. Le tableau 3.2 rapproche de façon détaillée les résultats du budget administratif net pour l’exercice 2017, d’un montant de 1.066 millions de dollars, et les dépenses administratives comptabilisées selon les normes IFRS, d’un montant de 1.385 millions de dollars (1.001 millions de DTS), comme l’indiquent les états financiers vérifiés du FMI pour l’exercice.

Tableau 3.2Dépenses administratives indiquées dans les états financiers, exercice 2017(Millions de dollars, sauf indication contraire)
RÉSULTATS NETS DU BUDGET ADMINISTRATIF POUR L’EXERCICE 20171.066
DIFFÉRENCE TEMPORELLE
Coûts liés aux retraites et aux prestations postérieures à l’emploi355
Dépenses d’équipement : amortissement des dépenses de l’exercice en cours et des exercices antérieurs39
MONTANTS NON INCLUS DANS LE BUDGET ADMINISTRATIF
Dépenses d’équipement : postes immédiatement passés en charges conformément aux normes IFRS30
Remboursements au Département général (du fonds fiduciaire RPC, du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes et du Département des DTS)(105)
TOTAL DES DÉPENSES ADMINISTRATIVES INDIQUÉES DANS LES ÉTATS FINANCIERS VÉRIFIÉS1.385
POUR MÉMOIRE
Total des dépenses administratives indiquées dans les états financiers vérifiés (millions de DTS)1.001
Sources : FMI, Département financier et Bureau du budget et de la planification.Note : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les conversions ont été faites au taux de change moyen pondéré effectif pour l’exercice 2015 d’environ 1,38 dollar pour 1 DTS.

Mode De Financement, Commissions, Rémunération, Répartition Des Charges Et Revenu Net

Mode de financement

Depuis sa création, le FMI était essentiellement tributaire de ses activités de prêt pour financer ses dépenses. Pour se procurer des ressources supplémentaires, il a créé le compte d’investissement en 2006 afin d’investir ses réserves. En 2008, le Conseil d’administration a approuvé un nouveau mode de financement qui prévoit l’établissement d’une dotation financée par le produit de la vente d’une partie des avoirs en or du FMI. En plus de ce nouveau modèle, le cinquième amendement aux Statuts du FMI, entré en vigueur en février 2011, a élargi le pouvoir d’investissement du FMI pour lui permettre d’améliorer le rendement attendu de ses placements et de consolider progressivement ses finances. En janvier 2013, le Conseil d’administration a adopté le règlement régissant le compte d’investissement en application du cinquième amendement. Il a examiné la stratégie de placement des réserves du FMI en juillet 2016 et a adopté de nouvelles règles en la matière.

Commissions

Étant donné le niveau élevé de ses activités de prêt et la faiblesse actuelle des rendements de ses placements, le FMI continue de tirer l’essentiel de ses recettes des commissions prélevées sur les crédits en cours. Le taux de commission de base (taux d’intérêt) appliqué aux financements du FMI correspond au taux d’intérêt du DTS majoré d’une marge exprimée en points de base. En application de la règle adoptée par le Conseil d’administration en décembre 2011, la marge est fixée pendant deux ans et révisée avant la fin de la première année, de manière à couvrir les frais d’intermédiation liés aux financements du FMI et à permettre la constitution de réserves. En outre, cette règle prévoit une vérification croisée pour garantir que le taux de commission reste raisonnable par rapport aux conditions du marché du crédit à long terme. En avril 2017, le Conseil a décidé de maintenir cette marge à 100 points de base jusqu’à la fin avril 2018. Cette marge sera réexaminée en 2018.

Encadré 3.1.Poursuite de la rénovation du siège

La rénovation du plus ancien des deux immeubles du siège du FMI (HQ1) à Washington s’est poursuivie pendant l’exercice 2017. L’Assemblée annuelle de 2016 s’est tenue dans les deux immeubles, et les Réunions de printemps 2017 ont eu lieu sur un seul site pour la première fois depuis 2014.

La rénovation se poursuit avec en permanence trois étages en travaux. Le personnel concerné a provisoirement déménagé dans l’autre immeuble du siège (HQ2) ou dans des bureaux loués à proximité.

Ces travaux de grande ampleur portent essentiellement sur des installations vétustés et défaillantes qu’il fallait remplacer. Pour obtenir le label LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), le projet repose sur des pratiques de conception et de construction écologiques qui visent à réduire l’impact sur l’environnement. L’achèvement des travaux en 2020 permettra au FMI de réduire considérablement la facture énergétique de l’immeuble rénové et de mieux respecter les normes de durabilité les plus strictes.

Des parties communes de l’immeuble HQ1 ont rouvert pendant l’exercice.

Le FMI perçoit aussi des commissions additionnelles en cas d’utilisation de montants de crédit élevés dans les tranches de crédit et au titre d’accords élargis. À la suite de l’entrée en vigueur de la Quatorzième révision générale des quotes-parts, le Conseil d’administration a révisé les seuils fondés sur les quotes-parts à partir desquels les majorations sont appliquées afin d’atténuer l’effet du doublement des quotes-parts. Une commission additionnelle de 200 points de base, qui est liée à l’encours des crédits, est appliquée en cas d’utilisation d’un crédit supérieur à 187,5 % de la quote-part d’un État membre. Le FMI prélève aussi une commission additionnelle progressive de 100 points de base aux crédits supérieurs à ce même seuil qui restent non remboursés pendant plus de 36 mois dans le cas des tranches de crédit et plus de 51 mois dans le cas des accords élargis.

Outre les commissions périodiques et les majorations, le FMI prélève aussi des commissions de tirage, des commissions d’engagement et des commissions spéciales. Une commission de tirage de 0,5 % est appliquée à chaque décaissement de prêt du compte des ressources générales. Une commission d’engagement remboursable est prélevée sur les montants mis à disposition dans le cadre des accords relevant du compte des ressources générales tels que les accords de confirmation, les accords élargis, les accords au titre de la ligne de crédit modulable et les accords au titre de la ligne de précaution et de liquidité, pour chaque période de 12 mois. Des commissions d’engagement de 15, 30 et 60 points de base sont prélevées sur les tirages à concurrence de 115 % de la quote-part, compris entre 115 % et 575 % de la quote-part et supérieurs à 575 % de la quote-part, respectivement. Ces commissions d’engagement sont remboursées à mesure de l’utilisation du crédit et au prorata des tirages effectués. Le FMI prélève aussi des commissions spéciales sur le principal impayé et sur les commissions en arriérés de moins de six mois.

Rémunération et intérêts

En ce qui concerne les charges, le FMI verse des intérêts (rémunération) aux pays membres qui ont une position créditrice au compte des ressources générales («position rémunérée dans la tranche de réserve»). Les Statuts stipulent que le taux de rémunération ne peut être supérieur au taux d’intérêt du DTS, ni inférieur à 80 % de ce taux. Le taux de rémunération de base est fixé actuellement au taux d’intérêt du DTS, qui correspond lui-même à une moyenne pondérée des taux d’intérêt représentatifs de certains instruments financiers à court terme émis sur le marché monétaire des pays dont la monnaie entre dans la composition du DTS, sous réserve d’un plancher de 5 points de base. Le FMI verse aussi des intérêts, correspondant au taux d’intérêt du DTS, sur l’encours de ses emprunts dans le cadre de prêts bilatéraux et d’accords d’achat d’obligations, ainsi que des Nouveaux Accords d’emprunt augmentés et élargis.

Répartition des charges

Les taux de commission et de rémunération sont ajustés par un mécanisme de répartition des charges qui ventile équitablement entre les États membres créanciers et débiteurs la charge des obligations financières impayées envers le compte des ressources générales. Les pertes de revenu dues au non-paiement des charges d’intérêts pendant six mois ou plus sont compensées par le relèvement du taux de commission et l’abaissement du taux de rémunération. Les montants ainsi recueillis sont remboursés lorsque les commissions impayées sont réglées.

Pendant l’exercice 2017, les taux de commission et de rémunération ajustés se sont établis en moyenne à 1,187 % et 0,182 %, respectivement.

Revenu net

Le revenu net du FMI pour l’exercice 2017 s’est élevé à 1,9 milliard de DTS (2,7 milliards de dollars), provenant essentiellement du niveau élevé des activités de financement, du revenu des placements détenus au compte d’investissement et des gains liés à la réévaluation du passif au titre des prestations définies du FMI. Conformément aux normes internationales d’information financière (norme comptable modifiée IAS 19, avantages du personnel), le revenu net de l’exercice comprend un gain de 1 milliard de DTS provenant de la prise en compte immédiate des effets du rendement plus élevé que prévu des placements détenus au titre du régime de prestations et de la modification des hypothèses actuarielles servant à déterminer les obligations au titre des prestations définies des programmes de prestations postérieures à l’emploi.

Arriérés envers le FMI

Les obligations financières impayées envers le FMI ont diminué, passant de 1.285,7 millions de DTS fin avril 2016 à 1.204,7 millions de DTS fin avril 2017 (tableau 3.3). Fin avril 2017, deux États membres, la Somalie et le Soudan, avaient encore des arriérés prolongés (plus de six mois) à l’égard du FMI. Les arriérés des deux pays remontent au milieu des années 80 et représentent respectivement environ 20 % et 80 % du total des arriérés.

Tableau 3.3Arriérés envers le FMI des pays ayant des impayés de six mois ou plus, ventilés par type, au 30 avril 2017(Millions de DTS)
Par type
TotalDépartement général

(y compris facilité d’ajustement structurel)
Fonds fiduciaire
Somalie237,9229,68,4
Soudan966,8884,182,7
Total1.204,71.113,691,1
Source : FMI, Département financier.

Le Zimbabwe, qui avait des arriérés prolongés vis-à-vis du fonds fiduciaire RPC depuis février 2001, a apuré l’encours de toutes ses obligations en octobre 2016. Un tiers des impayés se rapportait à des remboursements de principal, le reste à des commissions et intérêts. Pratiquement tous représentent aujourd’hui des arriérés envers le compte des ressources générales, moins de 8 % étant dus au fonds fiduciaire. Grâce à l’allocation de DTS d’août/septembre 2009, tous les pays en situation d’arriérés prolongés ont pu rester à jour dans leurs obligations envers le Département des DTS.

Dans le cadre de la stratégie de coopération renforcée du FMI, des mesures correctrices sont prises pour remédier aux arriérés prolongés. À la fin de l’exercice, la Somalie et le Soudan n’étaient toujours pas autorisés à bénéficier de crédits du compte des ressources générales.

Ressources Humaines Et Organisation

Pour mener une action efficace à l’échelle de l’économie mondiale, le FMI doit recruter et retenir un personnel international hautement qualifié et divers. Durant l’exercice 2017, il a commencé à élaborer sa stratégie de ressources humaines à moyen terme et continué de se consacrer à la formation et au développement des capacités d’encadrement du personnel.

Niveau et composition des effectifs

Au 30 avril 2017, les effectifs du FMI se composaient de 2.280 cadres d’exécution et de direction et de 488 agents auxiliaires. Une liste des cadres de direction figure à la page 100 et l’organigramme de l’institution à la page 75.

En 2016,218 personnes ont été recrutées — chiffre légèrement supérieur à celui de 2015 qui était de 182 — dont 14 cadres de direction, 157 cadres d’exécution et 47 agents auxiliaires. Les économistes du FMI doivent avoir une solide expérience de l’analyse et de l’élaboration de la politique économique; en 2016, l’institution a recruté 20 diplômés universitaires de haut niveau par l’intermédiaire du programme-économistes et 80 économistes en milieu de carrière. Parmi ces derniers, un peu moins de la moitié étaient macroéconomistes, les autres étaient spécialistes du secteur financier et de la politique budgétaire.

Pendant l’exercice 2016,517 employés contractuels ont été recrutés. Au total, 13 économistes de 5 pays ont participé au programme de recrutements financés sur ressources extérieures. Ce programme ouvre un maximum de 15 postes à des fonctionnaires de pays membres afin qu’ils acquièrent une expérience au FMI pendant deux ans. Il est pris en charge par les pays membres qui financent un fonds fiduciaire multidonateur. (Les tableaux 3.13.3 de la page Internet du Rapport annuel présentent la répartition du personnel du FMI par nationalité, sexe et pays d’origine, et le tableau 3.4 la grille des salaires de l’institution.)

Tableau 3.4Monnaies composant le panier du DTS
Dollar des États-Unis0,58252
Euro0,38671
Renminbi1,0174
Yen11,900
Livre sterling0,085946

Diversité et inclusion

Le FMI s’efforce d’assurer la diversité de son personnel du point de vue de l’origine géographique, de la représentation respective des hommes et des femmes et des formations. Sur les 189 États membres que comptait le FMI en avril 2017,143 étaient représentés dans ses effectifs. Le recrutement de ressortissants de régions sous-représentées (Afrique subsaharienne, Asie de l’Est et Moyen-Orient et Afrique du Nord) a atteint 29 % des recrutements extérieurs au niveau des cadres d’exécution en 2016. Des statistiques et des informations complémentaires sur les efforts en cours pour améliorer la diversité et l’inclusion au FMI sont disponibles dans le rapport annuel de 2016 sur la diversité et l’inclusion.

Nominations et changements à la direction

Au début de l’exercice 2017, Min Zhu, Directeur général adjoint, a annoncé son intention de quitter le FMI à l’expiration de son mandat, fin juillet. Christine Lagarde, Directrice générale, a rendu hommage à la contribution remarquable qu’il a apportée au FMI au cours des cinq dernières années et, auparavant, en tant que Conseiller spécial du Directeur général. «Son style empreint de réalisme, son merveilleux sens de l’humour et sa chaleureuse personnalité confortent un talent remarquable et une véritable passion pour l’économie, autant d’atouts qu’il a su mettre à profit pour donner une impulsion essentielle dans un grand nombre de domaines», a-t-elle déclaré. La Directrice générale a aussi annoncé qu’une procédure avait été lancée pour trouver un candidat à la succession de Min Zhu.

Encadré 3.2.Profils des hauts fonctionnaires partis et nommés récemment

ANTOINETTE SAYEH a dirigé le Département Afrique du FMI de juillet 2008 à la fin août 2016. Comme ministre des Finances du Libéria alors que le pays sortait d’un conflit, elle l’a aidé à apurer ses arriérés anciens envers ses créanciers multilatéraux, à atteindre son point de décision au titre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés et à négocier l’annulation de sa dette avec le Club de Paris, ce qui a notablement consolidé ses finances publiques. Mme Sayeh est titulaire d’un doctorat en relations économiques internationales à la Fletcher School de l’université Tufts.

ABEBE AEMRO SELASSIE a pris ses fonctions de Directeur du Département Afrique en septembre 2016. Au sein de ce département, il a été Représentant résident principal du FMI en Ouganda et Chef de mission pour l’Afrique du Sud, et dirigé les travaux sur les Perspectives économiques régionales. Il a par ailleurs acquis une vaste expérience opérationnelle et stratégique au Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation et au Département Europe. Il a travaillé pour l’Economist Intelligence Unit et pour le gouvernement éthiopien comme économiste principal au cabinet du Président. Il est titulaire d’une maîtrise en histoire économique de la London School of Economics.

MASOOD AHMED a pris sa retraite en octobre 2016. Il a été Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI pendant huit années, durant lesquelles il a supervisé les relations du FMI avec la région à l’époque où elle traversait une période de transition politique et où les troubles s’intensifiaient des suites du conflit en Syrie. Il a rejoint le FMI en 2000 en qualité de Directeur adjoint du Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation et a été Directeur du Département de la communication de 2006 à 2008. Il est titulaire de diplômes d’études supérieures en sciences économiques de la London School of Economics.

JIHAD AZOUR a pris ses fonctions de Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale en mars 2017. M. Azour a été ministre des Finances du Liban de 2005 à 2008. À ce titre, il a coordonné la mise en œuvre de programmes de réformes importants au niveau national et au ministère des Finances. Il a présidé le Groupe ministériel du G-8 et des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de 2006 à 2008 et dirigé l’organisation de la Conférence internationale Paris III pour le Liban qui a été décisive dans la mobilisation de l’appui financier international en faveur de la reconstruction du pays. M. Azour est titulaire d’un doctorat en finance internationale et d’un DEA en économie et finance internationales de l’Institut d’études politiques de Paris.

JOSE VIÑALS a été pendant sept ans Conseiller financier et Directeur du Département des marchés monétaires et de capitaux, où il a travaillé sans relâche pour faire du FMI une institution véritablement spécialisée dans la politique macrofinancière. Avant de rejoindre le FMI en 2009, M. Viñals a mené une brillante carrière à la Banque centrale d’Espagne, où il a occupé le poste de Vice-gouverneur. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’université Harvard.

TOBIAS ADRIAN a rejoint le FMI en janvier 2017 comme Conseiller financier et Directeur du Département des marchés monétaire et de capitaux. Il a acquis une vaste expérience opérationnelle et stratégique à la Federal Reserve Bank de New York, où il était Premier vice-président et Directeur adjoint de la recherche. Il est titulaire d’un doctorat du Massachusetts Institute of Technology.

MOISÉS SCHWARTZ a été Directeur du Bureau indépendant d’évaluation de 2010 à 2017. Il était auparavant Président de la Commission nationale des retraites au Mexique. Il a été administrateur du FMI après avoir été Chef de cabinet du ministre des Finances du Mexique et Directeur général des affaires financières internationales au ministère des Finances. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’université de Californie, Los Angeles.

CHARLES COLLYNS a pris ses fonctions de Directeur du Bureau indépendant d’évaluation en février 2017 après avoir été Directeur général et Économiste en chef à l’Institute of International Finance depuis août 2013 et Sous-secrétaire aux finances internationales au Département du Trésor des États-Unis. Il a été Directeur adjoint du Département des études et du Département Hémisphère occidental du FMI. M. Collyns est titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en économie de l’université d’Oxford.

En juillet 2016, la Directrice générale a annoncé qu’elle avait nommé Tao Zhang, Vice-gouverneur de la Banque centrale de Chine, pour occuper le poste de Directeur général adjoint du FMI à compter du 22 août. Auparavant, M. Zhang avait été pendant quatre ans administrateur du FMI pour la Chine. À la Banque centrale de Chine, il a occupé divers postes, dont ceux de Directeur des services juridiques et Directeur du Département des études et statistiques financières. Il a aussi travaillé à la Banque mondiale et à la Banque asiatique de développement. «M. Zhang apporte à cette fonction une solide combinaison de savoir-faire économique international, de gestion du secteur public et de talents diplomatiques», a déclaré Mme Lagarde. «À ces compétences s’ajoutent une vaste expérience des institutions financières internationales, d’excellentes aptitudes de communication et de négociation et une parfaite connaissance des politiques et procédures du FMI.»

Structure et traitements de la haute direction

Le Conseil d’administration revoit périodiquement la grille de rémunération des hauts cadres de direction. Le salaire du Directeur général est approuvé par le Conseil des gouverneurs. Des ajustements annuels sont effectués sur la base de l’indice des prix à la consommation de la ville de Washington. Au 1er juillet 2016, le barème était le suivant :

Directeur général :500.600 $
Premier Directeur général adjoint :435.280 $
Directeurs généraux adjoints :414.570 $

Changements intervenus dans la haute direction

Le 15 septembre 2016, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a nommé Abebe Aemro Selassie Directeur du Département Afrique du FMI après le départ à la retraite d’Antoinette Sayeh, qui l’avait précédé (encadré 3.2, profils des hauts fonctionnaires partis et nommés récemment).

Le 28 novembre 2016, Mme Lagarde a annoncé la nomination de Tobias Adrian au poste de Conseiller financier et Directeur du Département des marchés monétaires et de capitaux. Il succède à José Viñals, qui a quitté le FMI.

Le 1er décembre 2016, Mme Lagarde a annoncé que Jihad Azour avait été nommé Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale, en remplacement de Masood Ahmed qui a également pris sa retraite.

Le 14 octobre 2016, le Conseil d’administration a nommé Charles Collyns Directeur du Bureau indépendant d’évaluation. Il a succédé à Moisés Schwartz, dont le mandat s’achevait.

Responsabilisation

Gestion des risques au FMI

En raison de la mission que lui assignent ses Statuts, le FMI est confronté à divers risques. En 2016, le Conseil d’administration a approuvé des déclarations d’acceptation du risque indiquant le degré de risque que le FMI est disposé à tolérer dans toutes ses activités et qu’il est en mesure de gérer convenablement sur une période prolongée. Ces déclarations seront revues périodiquement et éventuellement modifiées à la lumière des changements dans les politiques et les procédures existantes que pourraient apporter le Conseil d’administration et la direction.

Le FMI utilise trois lignes de défense pour gérer activement les risques. La première se situe au niveau des départements qui mènent les opérations quotidiennement et se dotent de systèmes de contrôles internes qui leur servent à identifier et gérer les risques inhérents à ces opérations. Dans certains domaines, des comités interdépartementaux assurent un contrôle supplémentaire des risques. La deuxième ligne de défense est un service de gestion des risques, chargé d’élaborer et maintenir un cadre de gestion des risques, d’évaluer le risque global et d’informer la direction et le Conseil d’administration du profil de risque global du FMI, en mettant en relief les domaines où il faut s’employer à atténuer les risques.

L’évaluation des risques réalisée par ce service est intégrée au cycle de planification stratégique et budgétaire du FMI. Un comité des risques présidé par le Premier directeur général adjoint du FMI évalue les mesures d’atténuation des risques et les classe par ordre de priorité et veille à ce que la fonction risques soit intégrée dans l’ensemble de l’institution. Le Bureau de la vérification et de l’inspection, troisième ligne de défense, garantit l’efficacité de la gouvernance, de la gestion des risques et des contrôles internes. La responsabilité ultime de la gestion et de l’atténuation des risques incombe à la direction et au Conseil d’administration.

Le FMI contrôle et gère activement les risques dans quatre grands domaines interdépendants : stratégie, fonctions centrales, capacités fonctionnelles et réputation.

  • ■ L’orientation stratégique est définie par la Directrice générale dans son Plan d’action mondial, et s’appuie sur une analyse continue des facteurs émergents qui influent sur le système monétaire international. La gestion du risque stratégique exige de définir un cadre stratégique clair financé par le budget à moyen terme et de s’adapter en fonction de l’évolution de l’environnement extérieur.

  • ■ En ce qui concerne les, fonctions centrales, les risques ont trait à la nécessité d’aligner les activités de surveillance, de prêts et de développement des capacités sur l’orientation stratégique et les objectifs sous-jacents du FMI, tout en veillant à préserver son modèle de financement. Pour gérer le risque de crédit — le risque que les programmes n’atteignent pas les objectifs visés — le FMI emploie un système à plusieurs niveaux qui repose essentiellement sur les limites d’accès aux ressources, la conception des programmes et les conditions de décaissement (encadré 3.3). L’existence d’un niveau suffisant d’encaisses de précaution et le statut de créancier privilégié dont jouit de fait le FMI font partie intégrante de ce système.

  • ■ Par capacités fonctionnelles du FMI, on entend ses ressources humaines et technologiques, ses actifs matériels et les autres éléments qui lui permettent de mettre en œuvre sa stratégie conformément à l’orientation définie et d’éviter tout ce qui pourrait l’empêcher de remplir efficacement ses fonctions essentielles. Les risques dans ce domaine englobent aussi les risques pour les revenus et les placements de l’institution.

  • ■ Le risque de réputation concerne la possibilité que des parties prenantes se fassent une opinion négative du FMI, ce qui pourrait compromettre sa crédibilité et l’efficacité de ses conseils de politique économique.

Encadré 3.3.L’évaluation des sauvegardes comme méthode de gestion des risques

Lorsque le FMI accorde un prêt à un État membre, une évaluation des sauvegardes est généralement effectuée pour obtenir l’assurance raisonnable que sa banque centrale est en mesure de bien gérer les ressources qu’il lui apporte et de communiquer des informations monétaires fiables dans le cadre du programme soutenu par le FMI. L’évaluation des sauvegardes est un examen diagnostique du dispositif de gouvernance et de contrôle de la banque centrale et complète les autres mesures de sauvegarde du FMI, à savoir les limites d’accès à ses ressources, la conditionnalité, la conception des programmes, les mesures visant à prévenir la communication d’informations inexactes et le suivi postérieur aux programmes. Elle porte sur cinq éléments des opérations de la banque centrale : mécanisme d’audit externe, structure juridique et autonomie, dispositif de communication des informations financières, mécanisme d’audit interne et système de contrôles internes.

À la fin avril 2017, 296 évaluations portant sur 96 banques centrales avaient été réalisées, dont 13 pendant l’exercice 2017. S’y ajoute un suivi de la mise en œuvre des recommandations et des autres modifications éventuelles du dispositif de sauvegarde des banques centrales considérées tant que les crédits du FMI n’ont pas été entièrement remboursés. Aujourd’hui, environ 60 banques centrales font l’objet d’un suivi.

Le Conseil d’administration du FMI réexamine la politique de sauvegardes tous les cinq ans. Lors de la dernière revue, en 2015, il a confirmé l’efficacité de cette politique et sa contribution positive à la gestion globale des risques pour l’institution. Il a également reconnu que le processus d’évaluation des sauvegardes avait aidé les banques centrales à améliorer leurs pratiques de contrôle, d’audit et d’information. Le dispositif de sauvegardes est périodiquement perfectionné en fonction de l’expérience acquise sur le terrain et de l’évolution de la situation. Aucune modification importante n’a été apportée, mais un nouvel élément a été introduit en 2015 : lorsqu’un financement budgétaire direct est en jeu, une approche basée sur les risques sera désormais appliquée aux revues des Trésors publics dans le cadre de l’examen des sauvegardes budgétaires. Ces revues n’auront lieu que pour les accords avec des États membres demandant un accès exceptionnel aux ressources du FMI et lorsqu’une proportion élevée, d’au moins 25 %, est destinée au financement du budget de l’État. Jusqu’à présent, le cas ne s’est jamais présenté.

Par ailleurs, des séminaires régionaux consacrés aux sauvegardes ont été organisés pendant l’exercice 2017 à l’Institut régional de Singapour et dans le cadre du Partenariat multilatéral pour l’Afrique, à Pretoria (Afrique du Sud). Ces séminaires ont mis en relief les principales pratiques internationales en matière de sauvegardes et offert une tribune aux responsables de banques centrales pour confronter leurs expériences. De plus, un forum de haut niveau sur la gouvernance des banques centrales s’est tenu à Dubaï. Des hauts responsables de banques centrales et leurs auditeurs externes y ont participé. Ce forum a mis en lumière différentes stratégies des banques centrales participantes visant à renforcer la surveillance et les mécanismes de facilitation de la bonne gouvernance (audit interne, fonctions de gestion des risques et comités d’audit), ainsi que leur état d’avancement.

Mécanismes d’audit

Le dispositif d’audit du FMI se compose d’un cabinet d’audit externe, d’une fonction d’audit interne et d’un Comité de vérification externe des comptes, qui est indépendant et, aux termes de la réglementation générale du FMI, assure la supervision générale de l’audit annuel.

Comité De Vérification Externe Des Comptes

Le Comité de vérification externe des comptes est composé de trois membres choisis par le Conseil d’administration et nommés par le Directeur général pour trois ans dans le cadre de mandats échelonnés. Indépendants du FMI, ils sont ressortissants de différents pays membres et doivent posséder les qualifications et les aptitudes requises pour assurer la supervision de l’audit annuel. En règle générale, les membres du Comité disposent d’une solide expérience acquise au sein de cabinets internationaux d’expertise comptable, dans le secteur public ou dans le monde universitaire.

Le Comité désigne son (sa) président(e) parmi ses membres, fixe ses propres procédures et s’acquitte de sa mission de supervision de l’audit annuel en toute indépendance par rapport à la direction du FMI. Le Comité se réunit Washington chaque année, normalement en janvier ou en février, pour surveiller la planification de l’audit annuel, puis en juin une fois l’audit terminé et en juillet pour faire rapport au Conseil d’administration. Les services du FMI et les auditeurs externes consultent les membres du Comité tout au long de l’année. En 2017, le Comité était composé des membres suivants : Mary Barth, professeur de comptabilité à l’université de Stanford; Kamlesh Vikamsey, expert-comptable et associé principal d’un cabinet comptable en Inde; Kathy Hodge, expert-comptable et associée d’un cabinet comptable international à Antigua-et-Barbuda.

Cabinet D’Audit Externe

Le cabinet d’audit externe, sélectionné par le Conseil d’administration en consultation avec le Comité de vérification externe des comptes et nommé par le Directeur général, est chargé de l’audit des états financiers annuels du FMI, qui comprend une opinion sur les états financiers du FMI, dont les comptes administrés en vertu de l’article V, section 2 b) des Statuts et la caisse de retraite du personnel. Au terme de l’audit annuel, le Comité de vérification externe rend brièvement compte des conclusions de l’audit au Conseil d’administration et remet le rapport du cabinet d’audit externe au Directeur général et au Conseil d’administration, pour examen par le Conseil des gouverneurs.

Le cabinet d’audit externe est nommé pour un mandat de cinq ans, qui peut être reconduit pour une période maximale de cinq ans. PricewaterhouseCoopers a été choisi comme cabinet d’audit externe du FMI en novembre 2014. Le cabinet d’audit externe peut fournir certains services de conseil, à l’exception des services interdits, et est soumis à un dispositif solide de sauvegardes destiné à protéger l’indépendance du cabinet. Ce dispositif prend la forme d’un contrôle par le Comité de vérification externe des comptes du FMI et, pour les honoraires supérieurs à un certain plafond, de l’approbation par le Conseil d’administration.

Bureau de la Vérification et de L’Inspection Internes

Le Bureau de la vérification et de l’inspection internes assure une fonction indépendante d’assurance et de conseils destinée à protéger et renforcer le FMI. Son mandat est double : 1) évaluer l’efficacité de la gouvernance du FMI, de sa gestion des risques et de ses contrôles internes et 2) jouer le rôle de consultant et de catalyseur de l’amélioration des processus opérationnels de l’institution en conseillant sur les meilleures pratiques et en proposant des solutions de contrôle rentables. Pour garantir son indépendance, le Bureau de la vérification et de l’inspection internes rend compte à la direction et est placé sous l’autorité fonctionnelle du Comité de vérification externe des comptes.

Durant l’exercice 2017, ses activités ont porté sur le versement des augmentations des quotes-parts au titre de la Quatorzième révision générale, la stratégie du FMI en matière de gestion des identités et de l’accès (afin de gérer l’accès aux actifs informationnels de chacun), ses dispositifs de maîtrise des risques liés aux fournisseurs tiers et une évaluation indépendante du prototype de son registre de données économiques.

En outre, le Bureau de la vérification et de l’inspection internes a remis le huitième rapport de suivi périodique sur l’état d’avancement des plans adoptés à la suite des recommandations du Bureau indépendant d’évaluation (BIE) du FMI avalisées par le Conseil. C’est la troisième fois que ce rapport est préparé par le Bureau de la vérification et de l’inspection internes. Ce rapport évalue les progrès réalisés pendant l’année sur les mesures prévues dans les quatre plans de mise en œuvre de la direction à la suite d’évaluations récentes du BIE, ainsi que sur quatre autres au sujet desquels les mesures de la direction ont été classées dans la catégorie «en cours» dans le septième rapport de suivi périodique. Le Comité d’évaluation du Conseil d’administration a examiné le huitième rapport de suivi périodique en mars 2017 et le Conseil l’a approuvé en avril 2017.

Le Conseil est informé deux fois par an des travaux du Bureau au moyen d’un rapport d’activité qui contient des informations sur les résultats et le suivi des recommandations d’audit. La dernière réunion informelle d’information du Conseil sur ces questions a eu lieu en janvier 2017.

Bureau Indépendant D’Évaluation

Créé en 2000, le Bureau indépendant d’évaluation (BIE) procède à des évaluations indépendantes et objectives des politiques et des activités du FMI. En application de son mandat, le BIE est totalement indépendant de la direction et des services du FMI et fonctionne de façon autonome vis-à-vis de son Conseil d’administration. Il a pour mission de promouvoir une culture d’apprentissage au sein du FMI, de renforcer la crédibilité extérieure de l’institution et de soutenir les fonctions de gouvernance institutionnelle et de surveillance du Conseil d’administration.

Examen par le Conseil d’administration des rapports et des recommandations du BIE

Le FMI et Les Crises en Grèce, en Irlande et au Portugal

En juillet 2016, le Conseil a examiné un rapport du BIE sur le FMI et les crises en Grèce, en Irlande et au Portugal. Les administrateurs ont salué ce rapport ainsi que la déclaration de la Directrice générale qui l’accompagnait. Ils ont convenu qu’il apportait des enseignements utiles pour gérer les crises qui surviennent dans des pays membres d’une union monétaire. Ils ont souligné que les travaux du BIE continuent de jouer un rôle essentiel en favorisant la culture d’apprentissage au sein du FMI, en renforçant la crédibilité extérieure de l’institution et en concourant aux fonctions de surveillance du Conseil d’administration.

Les administrateurs ont souscrit dans l’ensemble aux grandes lignes des principales conclusions du BIE et ont globalement avalisé ses recommandations, avec quelques réserves. Les administrateurs ont admis que si le FMI doit tirer les enseignements des trois programmes adoptés à la suite de la crise dans la zone euro, il est aussi important de reconnaître qu’à l’époque, la situation était difficile et sans précédent. Les principales difficultés avaient trait à la perte soudaine d’accès aux marchés, à la nécessité de résoudre les déséquilibres profonds sans recourir à un ajustement du taux de change nominal et à l’absence de pare-feu dans la zone euro. Par ailleurs, les administrateurs ont relevé que l’incertitude et les craintes de contagion étaient élevées sur fond de crise financière mondiale. Ils ont souligné qu’il convenait d’évaluer les résultats de l’action du FMI face à ces crises dans ce contexte plus vaste alors qu’il s’aventurait en terre inconnue.

Dans ces conditions, les administrateurs ont jugé que les programmes appuyés par le FMI avaient permis de gagner du temps pour mettre en place des pare-feux européens, empêcher la crise de se propager et rétablir la croissance et l’accès aux marchés en Irlande et au Portugal. Ils ont relevé que l’économie politique de la crise grecque était singulière et complexe. De façon générale, ils ont considéré que l’accord sans précédent avec la Troïka était globalement efficient, et ont noté en particulier que le rôle du FMI avait évolué avec le temps. Il n’en reste pas moins que la nécessité d’agir de façon coordonnée et de trouver un terrain d’entente avec les partenaires européens pourrait avoir compromis l’efficacité du FMI à gérer les crises et a suscité des critiques sur le manque de transparence de son processus de prise de décision.

Selon l’usage consacré, la direction et les services du FMI ont tenu dûment compte de ces débats dans la formulation du plan de mise en œuvre, notamment en ce qui concerne les moyens de suivre les progrès accomplis.

Surveillance Multilatérale du FMI

En mars 2017, le BIE a publié une mise à jour de l’évaluation de 2006 de la surveillance multilatérale du FMI. Il a constaté des progrès considérables dans la réalisation des objectifs de l’évaluation de 2006, la crise financière mondiale ayant joué un rôle de catalyseur de nombreuses réformes. On peut citer par exemple la décision sur la surveillance intégrée de 2012, de nouvelles activités qui ont comblé des lacunes des analyses antérieures à la crise dans des domaines tels que les facteurs de vulnérabilité et les retombées dans les économies avancées, et un examen plus structuré des risques macrofinanciers par le biais de l’exercice d’alerte avancée. Dans le même temps, il est devenu plus difficile de rester cohérent alors que de plus en plus de produits se superposent.

Programme de travail du BIE

Outre l’achèvement des projets décrits plus haut, le BIE a lancé deux nouvelles évaluations pendant l’exercice 2017 et a poursuivi ses travaux sur l’évaluation du FMI et la protection sociale. Cette évaluation analyse comment l’institution a réagi à l’intérêt accru porté à la protection sociale face au souci grandissant de prévenir ou d’atténuer une réduction du bienêtre des populations vulnérables. En faisant le point sur les dix dernières années, elle s’intéresse au rôle et à la stratégie du FMI en matière de protection sociale au niveau institutionnel; à son travail opérationnel sur la protection sociale au niveau des pays (dans le cadre de ses activités de surveillance économique, de prêts et d’assistance technique); et à sa collaboration avec d’autres institutions qui interviennent plus directement dans la conception, le financement et l’évaluation des politiques, des stratégies et des programmes de protection sociale. Le BIE a soumis son évaluation à l’examen du Conseil d’administration en juillet 2017.

Une évaluation de l’action du FMI dans les États fragiles analyse le rôle que joue l’institution dans les pays sortant de conflits ou en situation de fragilité en donnant des conseils de politique économique, en élaborant des programmes (assortis ou non de financements) et en renforçant les capacités. Elle met l’accent sur le cadre général de l’action du FMI, ses relations avec les parties prenantes extérieures, le rôle du Conseil d’administration et les questions internes de ressources humaines. Le Conseil a examiné un projet de document de synthèse sur cette évaluation en novembre 2016 et le BIE prévoit de présenter un rapport au Conseil à la fin de l’exercice 2018.

Une nouvelle évaluation de la surveillance financière du FMI est encore à un stade embryonnaire. Elle portera sur les efforts que le FMI a déployés depuis le début de la crise financière mondiale en vue de renforcer la surveillance financière. Elle analysera la pertinence, la qualité et l’efficacité des instruments et des activités de surveillance du FMI, tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral. Par ailleurs, le BIE a commencé deux mises à jour d’évaluations qui seront publiées durant l’exercice 2018 et intitulées «IMF Exchange Rate Policy Advice, 1999–2005: Revisiting the 2007 IEO Evaluation» et «Structural Conditionality in IMF-Supported Programs: Revisiting the 2007 IEO Evaluation».

À plus longue échéance, le BIE, en concertation avec diverses parties prenantes, réfléchit aux thèmes qui pourraient faire l’objet d’évaluations. Une liste des thèmes envisagés, qui doit servir de base aux consultations, sera dressée au début de l’exercice 2018 et portée à l’attention du Comité d’évaluation du Conseil d’administration. On trouvera des informations et une documentation sur les évaluations achevées, en cours et futures du BIE à l’adresse www.ieoimf.org.

Mise en œuvre des recommandations approuvées par le Conseil d’administration

En novembre 2016, le Conseil d’administration a approuvé le plan de mise en œuvre de la direction (MIP) qui donne suite à l’évaluation intitulée «Behind the Scenes with Data at the IMF». Ses débats ont porté sur le calendrier et les procédures d’élaboration d’une stratégie à long terme en matière de données et de statistiques telle qu’elle est proposée dans l’évaluation. Le MIP prévoit que cette stratégie sera préparée par un groupe d’action après de vastes consultations dans l’ensemble de l’institution, et présentée au Conseil d’administration au plus tard à la fin de 2017.

Le plan de mise en œuvre qui fait suite à l’évaluation sur le FMI et les crises en Grèce, en Irlande et au Portugal a été approuvé par le Conseil d’administration en février 2017. Il met en avant les actions en cours du FMI visant à renforcer les fondements analytiques de ses travaux, de façon à réduire les marges d’intervention politique dans les analyses techniques du FMI et à préparer des documents du Conseil sur la conception des programmes dans les pays membres d’une union monétaire et la coopération avec les dispositifs de financement régionaux. Par ailleurs, il prend note de la préparation d’un protocole de partage d’informations entre le BIE et les services du FMI.

En avril 2017, le Conseil d’administration a approuvé le huitième rapport de suivi périodique sur l’état d’avancement des plans adoptés à la suite des recommandations du BIE. Ce rapport constate que la mise en œuvre des mesures convenues a été inégale depuis le dernier rapport, certaines mesures recommandées dans des plans récents enregistrant des progrès plus rapides que des mesures adoptées plus tôt. Dans l’ensemble, le Conseil d’administration considère que la direction et les services du FMI demeurent déterminés à mettre en œuvre rapidement les mesures en cours.

Communication Extérieure

Les activités de communication extérieure du FMI ont un double objectif : premièrement, être à l’écoute des acteurs extérieurs pour mieux comprendre leurs préoccupations et leurs points de vue afin d’améliorer la pertinence et la qualité des conseils de politique économique fournis par le FMI; deuxièmement, faire mieux connaître à l’extérieur les objectifs et le fonctionnement du FMI. Le Département de la communication du FMI est responsable au premier chef des activités d’information du FMI et du dialogue avec les parties prenantes extérieures.

La stratégie de communication a évolué au fil du temps. Au cours de la décennie écoulée, l’accent sur la transparence a cédé la place à un dialogue plus actif avec les médias et les autres parties prenantes pour expliquer les politiques et le fonctionnement du FMI, permettre à l’institution de participer et de contribuer au débat intellectuel sur les grandes questions économiques et faciliter un apprentissage réciproque et un dialogue avec les États membres du monde entier.

Comme la plupart des organisations modernes, le FMI se sert de la communication comme d’un outil stratégique pour être plus efficace. Sa stratégie de communication repose de plus en plus sur les nouvelles technologies telles que les médias sociaux, les vidéos, les blogs et les podcasts. En même temps, compte tenu de l’évolution rapide du monde d’aujourd’hui, le FMI cherche à renforcer le dialogue avec les acteurs influents de demain que sont les organisations de la société civile et les réseaux du secteur privé.

Le FMI dialogue avec les membres des parlements — qui jouent un rôle important dans la prise de décisions économiques dans leurs pays respectifs — essentiellement par le biais du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, mais aussi au moyen d’activités ciblées dans les pays ou les régions.

La conférence annuelle du Réseau parlementaire s’est tenue pendant deux jours durant les Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale avec la participation d’environ 170 parlementaires de toutes les régions. Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, et Jim Yong Kim, Président de la Banque mondiale, ont rencontré les parlementaires. Les services du FMI ont également échangé leurs vues avec ces derniers sur des questions variées telles que la corruption, les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne, les inégalités et l’emploi.

Dans le cadre des préparatifs de l’Assemblée annuelle de 2018 qui se tiendra en Indonésie, le Réseau parlementaire a organisé un séminaire de deux jours à Singapour à l’intention des parlementaires d’Indonésie, de Malaisie, des Philippines, de Singapour et du Viet Nam. Ce séminaire a porté sur des questions propres à certains pays, mais aussi sur les risques économiques auxquels sont confrontés les pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et les réformes législatives susceptibles de stimuler l’investissement.

Plus de 40 parlementaires de dix pays (Algérie, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Iraq, Jordanie, Liban, Malte, Maroc et Tunisie) se sont réunis à Tunis pour le lancement de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord du réseau. Des tables rondes ont eu lieu sur les réformes prioritaires de la région en matière d’économie et de gouvernance, le rôle des réseaux régionaux, le chômage des jeunes et les États fragiles.

Toujours au niveau régional, le Réseau parlementaire a organisé une visite de terrain de trois jours à Nairobi avec une vingtaine de parlementaires de Belgique, du Bénin, du Burundi, du Cameroun, du Canada, de France, du Libéria, de Madagascar, d’Ouganda, du Pakistan, du Sénégal, de Suède, de Tanzanie, de Tunisie et de Turquie. Ils ont rencontré des représentants des pouvoirs publics, de la société civile, du corps diplomatique et du secteur privé pour discuter de questions telles que la corruption, la croissance, la création d’emplois, la problématique femmes–hommes et les activités de développement des capacités et d’assistance technique du FMI.

Par ailleurs, le FMI a organisé un séminaire spécial à l’intention de parlementaires d’Albanie, du Kosovo, de Moldova, de Serbie et d’Ukraine à l’Institut multilatéral de Vienne. Ce séminaire, qui s’est déroulé en plusieurs langues, comportait des exposés sur des questions propres à certains pays ainsi que sur la gouvernance, la politique et les institutions budgétaires et l’autonomie des banques centrales.

Aujourd’hui dans sa dixième année, le programme de bourses du FMI pour les organisations de la société civile (OSC) finance la participation de 50 représentants d’OSC de 36 pays en développement à faible revenu aux Réunions de printemps et à l’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale. À l’occasion du Forum des OSC, plus de 90 tables rondes, dont de nombreuses avec la participation du FMI, ont été organisées par la société civile sur des questions telles que les inégalités, la problématique femmes–hommes, la gestion des finances publiques, la fiscalité internationale, la protection sociale, les subventions énergétiques et alimentaires et la corruption. Pendant l’Assemblée annuelle de 2016, ActionAid et le Bretton Woods Project, en partenariat avec le FMI, ont organisé un grand séminaire sur l’égalité femmes–hommes au cours duquel David Lipton, Premier Directeur général adjoint, a pour la première fois prononcé un discours liminaire.

En dehors des Réunions de printemps et de l’Assemblée annuelle, le FMI dialogue avec la société civile lors de réunions bilatérales, de séances d’information, d’ateliers et de consultations en ligne sur des dossiers tels que la viabilité de la dette dans les pays en développement à faible revenu, la gouvernance, les inégalités et la protection sociale. Hors du siège, des manifestations régionales au Kenya et en Jordanie ont complété les travaux en cours avec la société civile locale à l’occasion de missions des services du FMI. Par ailleurs, la Directrice générale a rencontré des représentants de la société civile ougandaise lorsqu’elle a visité le pays pour évoquer la gouvernance, les politiques budgétaires et la fiscalité internationale.

Il importe de comprendre les effets de la crise financière mondiale sur l’emploi et de s’y attaquer. Le FMI a donc continué de dialoguer régulièrement avec des organisations syndicales aux niveaux mondial, régional et national. À son siège, le FMI a accueilli la réunion biennale de haut niveau avec la Confédération syndicale internationale durant laquelle 70 représentants de syndicats de 30 pays ont rencontré la Directrice générale et les services du FMI pour évoquer notamment les instruments de politique économique propres à favoriser l’emploi et la croissance, les politiques du marché du travail, les inégalités de revenus et entre les sexes et les questions liées au changement climatique et à l’énergie.

Le FMI continue d’attacher de l’importance à son dialogue avec les jeunes, capables de changer la donne aujourd’hui et d’être les dirigeants de demain. La direction et les services du FMI rencontrent souvent des étudiants, de jeunes chefs d’entreprises et de jeunes dirigeants lors de missions dans les pays et échangent des vues sur les questions qui concernent les jeunes de leur pays. De plus, dans le cadre de son programme de bourses en faveur de jeunes, le FMI invite de jeunes dirigeants à assister aux Réunions de printemps et à l’Assemblée annuelle. C’est pour eux l’occasion d’assister à des rencontres et des séminaires et à dialoguer avec des responsables de la politique économique et les services du FMI. Durant les Réunions de printemps 2017,130 étudiants d’universités de la région de Washington ont participé à ce programme.

Par ailleurs, le FMI offre une plateforme aux jeunes dirigeants du monde entier pour confronter leurs expériences et leurs idées sur des questions qui comptent pour eux dans le cadre du Dialogue du FMI avec les jeunes. En 2016, la plateforme avait pour thème l’effet de la corruption sur leur pays et les moyens de la combattre. De plus, le FMI a invité Phiona Mutesi, jeune championne d’échecs ougandaise dont le film Queen of Katwe retrace l’enfance dans le quartier défavorisé de Katwe, à témoigner de son expérience devant les participants aux Réunions de printemps.

Responsabilité sociale du FMI

À travers ses programmes de responsabilité sociale, le FMI témoigne de son engagement, en tant qu’organisation, en faveur du bien-être de la collectivité et de la viabilité de l’environnement, et plus globalement du cadre dans lequel il évolue. Ainsi, le FMI est parvenu à une neutralité carbone grâce à ses efforts constants visant à réduire les émissions de carbone de ses activités. De plus, il achète des compensations carbone égales ou supérieures à ses émissions totales. Ces crédits de compensation financent des projets respectueux de l’environnement dans huit pays. Enfin, en achetant des matériaux compostables, le FMI a réduit de 8 % ses déchets mis en décharge l’année dernière. Il adopte en outre des pratiques durables de passation des marchés dans deux grands domaines, les fournitures de bureau et l’électronique. Ce sont là quelques exemples de la gestion responsable par le FMI des ressources environnementales.

Christine Lagarde, Directrice générale, intervient dans le nouveau hall du bâtiment HQ1 lors de l’Assemblée annuelle 2016.

Bénévolat

Les programmes de bénévolat sont un autre élément important de la responsabilité sociale du FMI. Pendant l’année, les activités philanthropiques du personnel se sont accélérées avec le lancement du programme de volontariat Min Zhu, qui coordonne les activités de bénévolat du personnel au niveau local, aux environs du siège du FMI à Washington. Ce programme a été nommé en l’honneur de l’ancien Directeur général adjoint, connu pour son engagement citoyen.

Ce programme a été annoncé par la Directrice générale le 12 janvier à l’occasion de la journée du bénévolat et de la commémoration de Martin Luther King, qui a toujours agi au service de l’intérêt général. Plus de 400 employés et retraités du FMI se sont retrouvés à cette occasion et ont confectionné des trousses de toilette que l’association caritative internationale World Vision a distribuées à des personnes déplacées à la suite de catastrophes naturelles, notamment des victimes de l’ouragan Matthew en Haïti.

Le programme de volontariat Min Zhu comporte deux grands volets : accompagnement d’enfants scolarisés dans des quartiers mal desservis, par exemple en leur donnant des notions de finances et des cours de rédaction, et aide aux personnes sans abri, notamment en préparant et en livrant des repas dans des centres d’accueil de la région de Washington. Des campagnes annuelles de dons de manteaux, de jouets et de nourriture sont également prévues. Un club des bénévoles du FMI coordonne une grande partie de ces activités et défend ainsi ces causes dans l’ensemble de l’institution.

Le programme de volontariat Min Zhu est géré par le programme IMF Giving Together, qui coordonne les dons de l’institution et du personnel, organise une campagne annuelle de dons, des secours humanitaires et des dons à des associations caritatives locales et internationales et gère les aides caritatives à l’occasion de missions dans les États membres.

Dans le cadre de la campagne Giving Together 2017, le personnel du FMI a fait don de 2,5 millions de dollars, dont un abondement de 50 % du FMI. La participation du personnel, à 33 %, a largement dépassé l’objectif de 25 %.

Bureau régional Asie et Pacifique

Le Bureau régional Asie et Pacifique est la tête de pont du FMI dans cette région, dont l’importance dans l’économie mondiale ne cesse de croître. Il en suit les évolutions économiques et financières afin de donner une dimension plus régionale à la surveillance du FMI. Il s’efforce de faire mieux connaître le FMI et ses politiques dans la région et de tenir celui-ci informé de la perception des grands dossiers au niveau régional. À ce titre, le Bureau régional Asie et Pacifique assure la surveillance bilatérale — actuellement pour le Japon et le Népal — et a accru sa participation à la surveillance régionale.

Les agents du Bureau participent activement aux réunions d’organismes situés en Asie, dont l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est plus la Chine, le Japon et la Corée (ASEAN+3), le Forum de coopération économique Asie–Pacifique (APEC), la Réunion des responsables des banques centrales de l’Est asiatique et du Pacifique (EMEAP) et la Réunion des gouverneurs des banques centrales des États insulaires du Pacifique. Le Bureau régional Asie et Pacifique contribue au développement des capacités dans la région par le biais du programme de bourses d’études Japon–FMI pour l’Asie, du séminaire macroéconomique Japon–FMI pour l’Asie et d’autres séminaires. Ainsi, en juillet 2016, un séminaire sur les dépenses sociales en faveur d’une croissance inclusive a été organisé à Colombo (Sri Lanka) conjointement par la banque centrale et le Département des finances publiques du FMI.

Le Bureau conduit aussi des campagnes d’information et de recrutement au Japon et dans le reste de la région et mène un dialogue avec les décideurs asiatiques sur les dossiers d’actualité qui occupent une place centrale dans le travail du FMI. Des conférences sur la politique économique se sont tenues à Tokyo, dont une conjointement avec l’Agence japonaise de coopération internationale sur les risques budgétaires, l’espace budgétaire et les objectifs de développement durable des Nations Unies (en février 2017), et une autre avec l’université d’Hitotsubashi sur le système monétaire international (en mars 2017). Par ailleurs, le Bureau s’est associé aux autorités australiennes pour organiser une conférence sur l’investissement, le commerce et le développement des marchés de capitaux dans la région, qui s’est tenue à Sydney en décembre 2016.

Bureau régional à Paris et Bruxelles

Le Bureau européen du FMI, réparti entre Paris et Bruxelles, assure la liaison avec les institutions et les États membres de l’Union européenne (UE) ainsi qu’avec de nombreuses organisations internationales et la société civile en Europe. Il entretient un dialogue avec des institutions telles que la Commission européenne, la Banque centrale européenne, le Mécanisme européen de stabilité et le Parlement européen, ainsi qu’avec le Comité économique et financier et le groupe de travail de l’Eurogroupe, au sujet des politiques de la zone euro et de l’UE et des programmes nationaux financés conjointement par l’UE et le FMI. Il représente le FMI à l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le Bureau européen appuie aussi les opérations du FMI en Europe, notamment dans les domaines de la surveillance économique, des programmes soutenus par le FMI et de l’assistance technique, et il contribue à coordonner les activités de communication et de sensibilisation à l’échelle de la région. Plus généralement, il encourage le dialogue sur les questions économiques mondiales avec les institutions de l’UE, les organisations internationales et les gouvernements, ainsi qu’avec la société civile en Europe, et tient fréquemment des réunions avec des représentants d’associations patronales, de syndicats, de groupes de réflexion, de marchés financiers et de médias.

Le Bureau européen a organisé conjointement plusieurs ateliers et manifestations, notamment une conférence avec le bureau européen de la Banque mondiale sur les conséquences économiques de la crise des réfugiés et une conférence annuelle avec le Département des finances publiques du FMI sur l’évolution des politiques budgétaires en Europe. Il organise des déjeuners de travail de haut niveau au moins deux fois par an à Paris, Bruxelles, Londres et Berlin pour présenter les points de vue du FMI sur les principaux défis auxquels est confrontée l’économie européenne. Des membres du Bureau ont été invités à intervenir lors de conférences internationales en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Chargé aussi de soutenir les activités de développement des capacités et d’information, le Bureau a coorganisé un atelier à l’Institut multilatéral de Vienne à l’intention de parlementaires de plusieurs pays de l’UE, et ses membres ont été amenés à prendre la parole à cet institut. Dans le cadre de ses activités d’information, le Bureau publie un bulletin qui fournit périodiquement aux principales parties prenantes européennes les dernières informations sur les activités et les publications du FMI, anime un site Internet et alimente un compte Twitter. Enfin, le Bureau participe aux procédures de recrutement du FMI en organisant des entretiens avec les candidats dans les universités de plusieurs pays européens.

Activités de sensibilisation des représentants résidents

Le FMI a des représentants résidents dans 85 pays, qui mènent diverses activités de sensibilisation pour faire mieux connaître le travail du FMI et les questions macroéconomiques, souvent en collaboration avec des universités, des administrations et des organisations non gouvernementales au niveau local.

Ainsi, à Madagascar, dans le cadre des consultations de 2017 au titre de l’article IV, le Représentant résident du FMI, Patrick Imam, a participé à l’organisation d’un séminaire public sur les travaux d’analyse jugés déterminants du point de vue macroéconomique — accroissement des investissements, renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles et lutte contre la corruption. Un public nombreux y a assisté, composé de représentants de ministères, du parlement et d’organisations non gouvernementales et de fonctionnaires et de journalistes. Les débats avec le public ont été animés, et les réactions positives. La presse l’a largement couvert et un séminaire analogue a été demandé à l’occasion de la prochaine consultation au titre de l’article IV

En Indonésie, dans le cadre du programme Voyage en Indonésie en préparation de l’Assemblée annuelle 2018 du FMI et de la Banque mondiale à Bali, le bureau du Représentant résident à Jakarta a organisé plusieurs manifestations en partenariat avec les autorités indonésiennes. Des exposés sur le FMI, l’Assemblée annuelle et l’économie indonésienne ont été présentés à des étudiants et enseignants du supérieur, des parlementaires et des représentants d’organisations de la société civile et des milieux d’affaires. D’autres manifestations sont prévues durant l’exercice 2018.

Pour forger un consensus autour du vaste programme de réforme économique de la Mongolie appuyé par le FMI, le Représentant résident, Neil Saker, a mené une campagne intensive de sensibilisation en accordant des entretiens, en organisant des présentations publiques et des réunions et en travaillant étroitement avec la société civile, les milieux d’affaires, les syndicats, les investisseurs internationaux et les diplomates. Un séminaire a été diffusé sur les terminaux Bloomberg du monde entier. Neil Saker s’est rapproché d’une école locale pour enfants présentant des besoins particuliers et en 2016, durant la visite de Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint, le FMI a fait un don de livres qui a été apprécié.

Bas Bakker, Représentant résident principal du FMI en Europe centrale et orientale, est basé à Varsovie (Pologne) et dirige le bureau de Minsk (Bélarus). Il intervient à de nombreuses manifestations régionales, notamment le Forum économique de Krynica (Pologne), la plus grande conférence de la région avec plus de 3.000 participants, et la conférence annuelle d’Euromoney sur l’Europe centrale et orientale à Vienne, qui rassemble 1.100 délégués et intervenants très divers (ministres des finances, gouverneurs de banques centrales, investisseurs, chefs d’entreprises et dirigeants d’établissements financiers).

En 2016, le Bureau du FMI en Arménie a participé au processus de consultations publiques organisé par les autorités avant l’approbation de textes législatifs importants. La Représentante résidente, Teresa Daban Sanchez, a régulièrement assisté aux réunions des conseils fiscaux, plateformes public-privé permettant aux pouvoirs publics et aux milieux d’affaires de débattre de questions fiscales, afin de faire mieux connaître le FMI et de veiller à ce que les débats sur les grands textes législatifs tiennent compte des résultats de l’assistance technique du FMI.

En décembre 2016, Nooman Rebei, Représentant résident, a présenté les Perspectives économiques régionales à Nouadhibou (Mauritanie). Cette manifestation, qui se tenait pour la première fois en dehors de la capitale, Nouakchott, a attiré un nombre record de participants des milieux d’affaires, notamment des représentants de grandes entreprises des secteurs des mines, de la pêche et des banques, ainsi que des membres de la société civile intéressés par les perspectives mondiales et régionales présentées par le FMI.

Au Brésil, dans une période de forte contraction économique et de grande incertitude politique, Fabian Bornhorst, Représentant résident, a élargi son action de sensibilisation à un public plus vaste. Le Bureau du Brésil est allé au-devant d’administrations régionales, de laboratoires d’idées, de la société civile et des médias. Fabian Bornhorst a non seulement présenté le point de vue du FMI sur l’économie locale et régionale, mais a aussi participé à des séminaires pour expliquer l’action du FMI en faveur de la transparence budgétaire.

Quotes-Parts et Gouvernance

Quotes-parts au FMI

Les quotes-parts représentent une composante essentielle des ressources financières du FMI. Chaque pays membre se voit attribuer une quote-part en fonction de sa position relative dans l’économie mondiale. La quote-part d’un pays membre détermine le montant maximum de ressources financières qu’il s’engage à fournir au FMI et le nombre de voix qui lui est attribué, ainsi que le montant de l’aide financière qu’il peut obtenir.

Lorsqu’un pays devient membre du FMI, on lui attribue une quote-part initiale semblable à celle des pays membres existants dont la taille et les caractéristiques économiques sont jugées à peu près comparables. Le FMI fait appel à une formule de calcul des quotes-parts pour aider à déterminer la position relative d’un pays membre.

La formule de calcul des quotes-parts est une moyenne pondérée en fonction du PIB (à 50 %), du degré d’ouverture de l’économie (à 30 %), des variations économiques (à 15 %) et des réserves officielles de change (à 5 %). À cet effet, le PIB est constitué par des éléments composites basés sur les taux de change du marché (pondération de 60 %) et sur les taux de change en parité de pouvoir d’achat (pondération de 40 %). La formule de calcul comprend aussi un «facteur de compression» qui réduit la dispersion des quotes-parts calculées pour l’ensemble des États membres.

Les quotes-parts sont libellées en droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI. La plus forte quote-part au FMI (au 30 avril 2017) est celle des États-Unis, avec 83 milliards de DTS (environ 114 milliards de dollars), la moins élevée étant celle de Tuvalu, avec 2,5 millions de DTS (environ 3,4 millions de dollars).

Les conditions nécessaires à la mise en application de l’augmentation des quotes-parts dans le cadre de la Quatorzième révision générale des quotes-parts ont été remplies le 26 janvier 2016. Les quotes-parts des 189 pays membres du FMI devraient alors être portées de 238,5 milliards de DTS environ (approximativement 327 milliards de dollars) à un total de 477 milliards de DTS (environ 654 milliards de dollars). Au 30 avril 2017,179 des 189 pays membres s’étaient acquittés de leur quote-part, ce qui représentait plus de 99 % du relèvement des quotes-parts, et le total des quotes-parts atteignait 475 milliards de DTS (environ 652 milliards de dollars).

Quinzième révision générale des quotes-parts

En septembre 2016, le Conseil d’administration a soumis un rapport d’avancement au Conseil des gouverneurs du FMI sur la Quinzième révision générale des quotes-parts. Il reconnaissait qu’au vu des importantes divergences sur plusieurs aspects cruciaux de la Quinzième révision, il était nécessaire de poursuivre la réflexion sur la meilleure manière de faire avancer les travaux. Le Conseil d’administration s’est engagé à rendre compte prochainement au Conseil des gouverneurs des résultats de ces discussions.

En octobre 2016, le Comité monétaire et financier international (CMFI) a réaffirmé sa volonté de faire en sorte que le FMI reste une institution solide, reposant sur un système de quotes-parts et disposant de ressources adéquates afin de préserver son rôle central au sein du dispositif mondial de sécurité financière. Le Comité a déclaré qu’il était déterminé à achever la Quinzième révision générale et à arrêter une nouvelle formule de calcul des quotes-parts en vue d’un réalignement des quotes-parts relatives qui conduira à une augmentation des parts des pays dynamiques conformément à leur poids relatif dans l’économie mondiale et donc probablement de la part des pays émergents et des pays en développement dans leur ensemble, tout en protégeant la participation et la représentation des pays membres les plus pauvres.

Le CMFI s’est déclaré favorable à une révision du calendrier d’achèvement de la Quinzième révision conformément aux objectifs ci-dessus d’ici les Réunions de printemps de 2019 et au plus tard d’ici l’Assemblée annuelle de 2019, sous réserve de l’approbation du Conseil des gouverneurs.

En novembre 2016, le Conseil d’administration a finalisé un programme de travail et proposé que le Conseil des gouverneurs adopte une résolution 1) prenant note du Rapport du Conseil d’administration et regrettant qu’il ne soit plus possible de respecter le calendrier d’achèvement de la Quinzième révision; 2) appelant le Conseil d’administration à faire avancer rapidement les travaux sur la Quinzième révision conformément aux orientations précédemment convenues et aux directives données par le CMFI; 3) demandant au Conseil d’administration de soumettre au Conseil des gouverneurs des rapports d’avancement semestriels, le premier étant prévu pour l’Assemblée annuelle de 2017 et 4) invitant instamment les pays membres qui n’ont pas encore consenti au relèvement de leur quote-part au titre de la Quatorzième révision à le faire sans délai et invitant instamment les pays membres qui ont consenti au relèvement de leur quote-part à s’en acquitter dans les délais impartis. Le Conseil des gouverneurs a adopté cette résolution début décembre 2016.

Parité femmes–hommes au Conseil d’administration

En juillet 2016, le Conseil d’administration a publié son premier rapport au Conseil des gouverneurs sur la parité femmes–hommes au sein du Conseil d’administration, qui appelle les pays membres à tenir compte de la parité des sexes lorsqu’ils proposent des candidats aux postes des administrateurs et de leurs collaborateurs. Le Conseil d’administration faisait suite à un élément du communiqué du Comité monétaire et financier international qui réaffirmait l’importance de la parité au Conseil.

Les administrateurs ont noté qu’un meilleur équilibre femmes–hommes rendrait le FMI plus efficace et que tout porte à croire que les organisations dont le conseil d’administration est équilibré obtiennent de meilleurs résultats. Les administrateurs ont souligné que la diversité et l’inclusion du personnel améliorent la qualité des travaux du FMI et son engagement aux côtés des États membres. Le Conseil d’administration a soutenu les mesures prises par les pays membres visant à favoriser l’inclusion économique et la parité lorsqu’elles sont essentielles sur le plan macroéconomique pour assurer une croissance durable.

Droit De Tirage Spécial

La monnaie chinoise est intégrée au panier du DTS

Le Droit de tirage spécial (DTS) est un actif de réserve international créé en 1969 par le FMI pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres. Les pays membres qui participent au Département des DTS (tous les membres actuels) peuvent échanger des DTS contre des monnaies librement utilisables. Le DTS sert également d’unité de compte du FMI.

La valeur du DTS repose sur un panier de cinq grandes monnaies. La composition du panier est revue tous les cinq ans par le Conseil d’administration du FMI. En novembre 2015, le Conseil a décidé que, avec effet au 1er octobre 2016, le renminbi (la monnaie chinoise) était déclaré monnaie librement utilisable et serait inclus dans le panier du DTS dont il deviendrait la cinquième monnaie, aux côtés du dollar des États-Unis, de l’euro, du yen et de la livre sterling.

L’inclusion du renminbi reflète les progrès accomplis par la Chine dans la réforme de ses systèmes monétaire, de change et financier, ainsi que dans la libéralisation et l’amélioration de l’infrastructure de ses marchés financiers. Ce jalon témoigne aussi de l’évolution de l’économie mondiale.

La pondération de chaque monnaie qui compose le panier rend compte de leur importance relative dans les échanges et les systèmes financiers internationaux. De plus, en novembre 2015, le Conseil a décidé que les pondérations initiales de chaque monnaie seraient de 41,73 % pour le dollar des États-Unis, 30,93 % pour l’euro, 10,92 % pour le renminbi, 8,33 % pour le yen et 8,09 % pour la livre sterling.

Le 30 septembre 2016, le Conseil a décidé qu’à compter du 1er octobre 2016, la valeur du DTS serait égale à la somme des valeurs de chaque monnaie figurant au tableau 3.4.

Transparence

La transparence de la politique économique et la disponibilité de données fiables sur les événements économiques et financiers sont essentielles pour prendre des décisions avisées et assurer le bon fonctionnement d’une économie. Dans cette optique, le FMI a mis en place une politique lui permettant de fournir en temps réel au grand public des informations utiles et exactes sur le rôle qu’il joue à la fois dans l’économie mondiale et dans les économies de ses pays membres.

La transparence aide les économies à mieux fonctionner et les rend moins vulnérables aux crises. De la part des pays membres, une ouverture accrue encourage l’élargissement du débat et de l’examen publics des politiques de ces pays, renforce l’éthique de responsabilité des décideurs politiques et la crédibilité de la politique économique, et permet en outre aux marchés financiers de fonctionner plus efficacement. De son côté, en favorisant l’ouverture et la transparence de ses propres politiques et des conseils qu’il dispense à ses pays membres, le FMI contribue à faire mieux comprendre ses opérations et la mission qu’il remplit, permettant ainsi d’accroître l’effet pratique de ses conseils ainsi que sa responsabilisation. Les contrôles extérieurs devraient aussi contribuer à renforcer la qualité de la surveillance et des programmes appuyés par le FMI.

En matière de transparence, le FMI a pour principe fondamental de diffuser documents et informations en temps opportun à moins que des raisons impérieuses et spécifiques ne l’empêchent de le faire. Ce principe respecte le caractère facultatif de la publication des documents qui ont trait aux pays membres. Les documents sont publiés sur le site web du FMI, à l’adresse www.imf.org.

En principe, la publication des documents sur les pays membres qui sont établis à l’intention du Conseil d’administration («documents du Conseil») est «facultative mais présupposée», ce qui signifie que, bien que facultative, la publication de ces documents est encouragée. En règle générale, les membres accordent leur consentement à la publication des documents du Conseil par défaut d’objection. La publication des documents de politique générale est présumée, mais elle est subordonnée à l’approbation du Conseil, tandis que la publication des documents portant sur plusieurs pays exige le consentement du Conseil ou des pays membres concernés selon le type de document.

Pour faire mieux comprendre comment il fonctionne et pour communiquer davantage avec le public, le FMI déploie des efforts dans quatre domaines : 1) transparence de la surveillance et des programmes soutenus par l’institution, 2) transparence de ses opérations financières, 3) examens et évaluations internes et externes, et 4) communications extérieures. La politique de transparence du FMI est réexaminée tous les cinq ans et l’a été pour la dernière fois en 2013. Voir aussi les sections «Responsabilisation» et «Communication extérieure».

Administrateurs du FMI

(au 30 avril 2017)

Troisième rang (de gauche à droite) : Hervé de Villeroché, Stephen Field, Anthony De Lannoy, Alexandre Tombini, Daouda Sembene, Carlo Cottarelli, Miroslaw Panek

Deuxième rang : Masaaki Kaizuka, Carlos Hurtado, Thomas Ôstros, Heenam Choi, Jafar Mojarrad, Steffen Meyer, Jorge Estrella, Maxwell M. Mkwezalamba, Subir Gokarn

Premier rang : Juda Agung, Sunil Sabharwal, Michaela Erbenova, Aleksei Mozhin, Hazem Beblawi, JIN Zhongxia, Nancy Horsman, Hesham Alogeel

Équipe de direction

(De gauche à droite) :

David Lipton, Premier Directeur général adjoint

Carla Grasso, Directrice générale adjointe et Directrice de l’administration

Christine Lagarde, Directrice générale

Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint

Tao Zhang, Directeur général adjoint

Administrateurs et administrateurs suppléants (au 30 avril 2017)

Poste vacant

Sunil Sabharwal
États-Unis
Masaaki Kaizuka

Tetsuya Hiroshima
Japon
JIN Zhongxia

SUN Ping
Chine
Anthony De Lannoy

Richard Doornbosch

Vladyslav Rashkovan
Arménie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Géorgie, Israël, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Moldova, Monténégro, Pays-Bas, Roumanie, Ukraine
Steffen Meyer

Klaus Gebhard Merk
Allemagne
Carlos Hurtado

Jorge Dajani Gonzalez

José Alejandro Rojas Ramirez
Colombie, Costa Rica, El Salvador, Espagne, Guatemala, Honduras, Mexique, République bolivarienne du Venezuela
Marzunisham Omar

Thomas Benjamin Marcelo
Brunéi Darussalam, Cambodge, Fidji, République d’Indonésie, République démocratique populaire lao, Malaisie, Myanmar, Népal, Philippines, Singapour, Thaïlande, Tonga, Viet Nam
Carlo Cottarelli

Michail Psalidopoulos
Albanie, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Saint-Marin
Hervé de Villeroché

Schwan Badirou Gafari
France
Stephen Field

Vicky White
Royaume-Uni
Heenam Choi

Christine Barron

Grant Johnston
Australie, République de Corée, États fédérés de Micronésie, îles Marshall, îles Salomon, Kiribati, Mongolie, Nauru, Nouvelle-Zélande, Ouzbékistan, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Seychelles, Tuvalu, Vanuatu
Nancy Horsman

Michael J. McGrath
Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Canada, Dominique, Grenade, Irlande, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Sainte-Lucie
Thomas Ôstros

Kimmo Virolainen
Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède
Michaela Erbenova

Christian Just

Taskin Temiz
Autriche, Bélarus, Hongrie, Kosovo, République slovaque, République tchèque, Slovénie, Turquie
Alexandre Tombini

Bruno Saraiva

Pedro Fachada
Brésil, Cabo Verde, Équateur, Guyane, Haïti, Nicaragua, Panama, République dominicaine, Suriname, Timor-Leste, Trinité-et-Tobago
Subir Gokarn

Rupasingha Gunaratne
Bangladesh, Bhoutan, Inde, Sri Lanka
Maxwell M. Mkwezalamba

Dumisani H. Mahlinza

Fundi Tshazibana
Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burundi, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigéria, Ouganda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, République du Soudan du Sud, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe
Hazem Beblawi

Sami Geadah
Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maldives, Oman, Qatar, République arabe syrienne, République du Yémen
Miroslaw Panek

Paul Inderbinen
Azerbaïdjan, Kazakhstan, Pologne, République kirghize, Serbie, Suisse, Tadjikistan, Turkménistan
Aleksei Mozhin

Lev Palei
Fédération de Russie
Jafar Mojarrad

Mohammed Daïri
République islamique d’Afghanistan, Algérie, Ghana, République islamique d’Iran, Maroc, Pakistan, Tunisie
Hesham Alogeel

Ryadh M. Alkhareif
Arabie saoudite
Daouda Sembene

Mohamed-Lemine Raghani

Herimandimby A. Razafindramanana
Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Rwanda, Sâo Tomé-et-Príncipe, Sénégal, Tchad, Togo
Jorge Estrella

Gabriel Lopetegui
Argentine, Bolivie, Chili, Paraguay, Pérou, Uruguay

Cadres de direction (au 30 avril 2017)

DÉPARTEMENTS GÉOGRAPHIQUES
Abebe SelassieDirecteur, Département Afrique
Chang Yong RheeDirecteur, Département Asie et Pacifique
Poul ThomsenDirecteur, Département Europe
Jihad AzourDirecteur, Département Moyen-Orient et Asie centrale
Alejandro WernerDirecteur, Département Hémisphère occidental
DÉPARTEMENTS FONCTIONNELS
Gerard T. RiceDirecteur, Département de la communication
Andrew J. TweedieDirecteur, Département financier
Vitor GasparDirecteur, Département des finances publiques
Sharmini A. CooreyDirectrice, Institut pour le développement des capacités
Sean HaganConseiller juridique et Directeur, Département juridique
Tobias AdrianConseiller financier et Directeur, Département des marchés monétaires et de capitaux
Maurice ObstfeldConseiller économique et Directeur, Département des études
Louis Marc DucharmeDirecteur, Département des statistiques
Siddharth TiwariDirecteur, Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation
INFORMATION ET LIAISON
Chikahisa SumiDirecteur, Bureau régional Asie et Pacifique
Christopher LaneReprésentant spécial auprès des Nations Unies
Jeffrey FranksDirecteur, Bureau européen/Représentant résident principal auprès de l’Union européenne
SERVICES AUXILIAIRES
Chris HemusDirecteur, Département services intégrés et équipements
Kalpana KochharDirectrice, Département des ressources humaines
Susan SwartDirectrice des systèmes d’information et Directrice, Département des technologies de l’information
Jianhai LinSecrétaire du FMI, Secrétariat
BUREAUX
Clare BradyDirectrice, Bureau de la vérification et de l’inspection internes
Daniel A. CitrinDirecteur, Bureau du budget et de la planification
Derek BillsDirecteur, Bureau des placements
Charles CollynsDirecteur, Bureau indépendant d’évaluation

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