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Faits Saillants Régionaux

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 2017
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Afrique Subsaharienne: Les transformations économiques de la Chine ont des répercussions sur les exportateurs d’Afrique subsaharienne

La Chine et l’Afrique ont tissé des liens économiques étroits ces vingt dernières années. La croissance rapide de la Chine a stimulé sa demande de matières premières, dont une grande partie provient d’Afrique. Les échanges commerciaux entre ces deux régions ont été multipliés par plus de 40 durant cette période. La part de la Chine dans les exportations africaines a bondi de 1,6 % en 1995 à 16,5 % en 2015, et sa part dans les importations africaines est passée de 2,5 % à 23,2 % dans le même temps (graphique 1.9).

Graphique 1.9Afrique subsaharienne : exportations et importations, par partenaire commercial, 1995–2015

(Milliards de dollars)

Source : FMI, Direction of Trade Statistics.

Mais, la croissance chinoise s’essouffle et ses déterminants évoluent : l’investissement et les exportations sont peu à peu supplantés par la consommation intérieure, un processus appelé «rééquilibrage». Une récente analyse du FMI montre que ce changement a un impact particulièrement important sur les pays exportateurs de produits de base, dont la plupart se trouvent en Afrique. En 2015, la valeur des exportations africaines vers la Chine est tombée à 48 milliards de dollars, contre 105 milliards de dollars en 2014, ce qui a pesé sur les taux et les réserves de change. Le net recul des recettes publiques a forcé les pays fortement tributaires du commerce de produits de base à réduire les dépenses publiques, y compris dans les infrastructures et les services sociaux dont ils manquent cruellement. Ils sont confrontés à de graves difficultés à court terme.

Le tableau n’est pas entièrement sombre toutefois. En cherchant de nouvelles opportunités à l’étranger, les entreprises et les institutions financières chinoises ont augmenté leurs investissements directs et leurs opérations de prêt en Afrique, surtout dans les pays pauvres en ressources naturelles, dont la croissance reste élevée. À moyen terme, ces investissements offrent à l’Afrique subsaharienne la possibilité de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales, donnant un élan à l’indispensable transformation structurelle du continent.

Roger Nord, coauteur de «A Rebalancing Act for China and Africa: The Effects of China’s Rebalancing on Sub-Saharan Africa’s Trade and Growth»

«Même les situations difficiles présentent des aspects positifs», a déclaré Roger Nord, coauteur de l’analyse du FMI. «Si la chute des cours des produits de base a des effets délétères sur l’Afrique à court terme, la réorientation de l’économie chinoise vers la consommation est une occasion que l’Afrique doit saisir pour accélérer sa nécessaire transformation structurelle.»

Afrique subsaharienne : Le report de l’ajustement à la baisse des cours des produits de base pèse sur la croissance en Afrique subsaharienne

Depuis 2011 et plus fortement depuis le milieu de 2014, le repli des cours des produits de base a mis à rude épreuve les économies des 23 pays d’Afrique subsaharienne dont les exportations dépendent fortement des produits de base. Dans ces pays, le déclin consécutif du produit des exportations et des recettes budgétaires a entraîné une dégradation rapide des soldes extérieurs et budgétaires, en particulier dans les pays exportateurs de pétrole.

Par conséquent, des tensions sur les taux de change sont apparues, les réserves internationales ont diminué et la dette publique tout comme les arriérés ont augmenté. Par rapport à la croissance vigoureuse enregistrée lors de la période précédente, la croissance des pays riches en ressources naturelles a nettement ralenti depuis 2014. Leur situation tranche résolument avec celle des autres pays de la région, dont l’économie est restée dynamique, favorisée par la baisse de la facture d’importation d’énergie (graphique 1.10). La croissance dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne a atteint 1,4 % en 2016, son plus faible taux depuis plus de vingt ans.

Graphique 1.10Afrique subsaharienne : croissance du PIB, 2010–16

(Moyenne, en pourcentage)

Source : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale.

«Les autorités des pays d’Afrique subsaharienne les plus touchés ont commencé à adapter leurs politiques, mais les ajustements sont lents et insuffisants, ce qui crée des incertitudes, freine l’investissement et fait courir le risque de difficultés encore plus sévères à l’avenir», a expliqué Céline Allard, chef de division au Département Afrique, qui a supervisé la préparation des Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne : Faire redémarrer la croissance, publiées en avril 2017.

Comme le prix des produits de base devrait rester faible, les pays les plus durement touchés doivent de toute urgence procéder à un ajustement s’ils veulent restaurer la stabilité macroéconomique et redynamiser la croissance. Lorsque c’est possible, ils doivent combiner assainissement budgétaire et flexibilité du taux de change. En outre, pour parvenir à un rééquilibrage pérenne, ils doivent également augmenter la mobilisation des recettes intérieures, promouvoir la diversification et remédier aux problèmes qui pèsent depuis longtemps sur le climat des affaires de façon à attirer des investissements dans de nouveaux secteurs.

Membres de l’équipe des Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne (de gauche à droite) : Jackie Zhang, Nkunde Mwase, Haris Tsangarides, Jarek Wieczorek, Natasha Minges, Romain Bouis, Mustafa Yenice, Torsten Wezel, Maxwell Opoku-Afari, Monique Newiak, Céline Allard (non photographiés : Francisco Arizala, Paolo Cavallino, Jesus Gonzales-Garcia, Cleary Haines, Charlotte Vazquez)

Moyen-Orient Et Afrique Du Nord : Les répercussions économiques des conflits et de la crise des réfugiés

Les conflits qui sévissent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont des conséquences humaines tragiques. Publié en septembre 2016, un document des services du FMI consacré à leurs répercussions économiques examine le rôle joué par les politiques économiques dans ce contexte. L’étude montre qu’à court terme, ces politiques peuvent permettre d’atténuer certains des effets immédiats des conflits et qu’à long terme, elles constituent un facteur important pour le redressement sain et durable de l’économie et la réduction du risque de reprise du conflit.

En plein conflit, l’élaboration des politiques publiques est aux prises avec de multiples difficultés, des exigences antagoniques et des besoins urgents (graphique 1.11). Dans ces conditions extrêmes, les objectifs de développement économique à plus long terme peuvent sembler hors de propos. Pourtant, faute de continuer à appliquer les bonnes pratiques ou de contrebalancer les conséquences négatives des affrontements, les conflits peuvent avoir des répercussions plus profondes et plus durables sur les économies des pays touchés.

Graphique 1.11Moyen-Orient Et Afrique Du Nord : variation du PIB imputable aux conflits, 1970–2014

(Pourcentage cumulé)

Sources : Center for Systemic Peace; calculs des services du FMI.

Même si l’exercice s’avère difficile vu la nécessité de remédier au conflit, réfléchir soigneusement aux politiques économiques peut contribuer à conserver une certaine stabilité dans ce domaine. Outre satisfaire les besoins humanitaires immédiats, il y a trois priorités à prendre en compte : préserver l’efficacité des institutions économiques, accorder une place prépondérante aux besoins de base de la population dans le budget et utiliser les politiques monétaire et de change pour assurer la stabilité macroéconomique.

Se remettre des conséquences d’un conflit est un processus qui prend du temps et qui dépend de plusieurs facteurs, comme l’intensité, la durée et la forme du conflit ainsi que l’étendue des dégâts subis par les institutions. Ainsi, durant la période 1970–2014, des pays très variés ayant connu au moins une décennie de paix après un conflit enregistraient une croissance annuelle relativement forte s’élevant en moyenne à 4,5 %. Cependant, si le conflit qui touche la Syrie avait pris fin en 2015 et que la croissance avait progressé à ce rythme, il aurait malgré tout fallu au moins 20 ans pour que le pays retrouve son PIB de 2010 antérieur au conflit.

Gaëlle Pierre, coauteur de «The Economic Impact of Conflicts and the Refugee Crisis in the Middle East and North Africa»

Lorsqu’un pays sort progressivement de l’économie de guerre, son rétablissement requiert des institutions efficientes et des cadres macroéconomiques robustes mais flexibles pour organiser la reconstruction et la reprise, en particulier pour gérer l’aide des donateurs, absorber l’afflux de capitaux et préserver la viabilité de la dette. L’une des difficultés majeures pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sera de prendre en charge les importantes populations de réfugiés et de concevoir des politiques à même de prévoir le retour des réfugiés dans leurs pays d’origine ou de créer des opportunités leur permettant de rester dans le pays d’accueil et de retrouver une activité productive. Cela suppose d’élaborer des politiques ciblant non seulement les réfugiés, mais aussi les communautés souvent déjà en difficulté qui les accueillent.

Les leçons du Printemps arabe et des conflits qui l’ont suivi montrent que les pays de la région devraient accélérer les réformes en faveur d’une croissance inclusive visant à réduire l’inégalité des chances. Malgré quelques avancées, des progrès restent à faire pour que les bénéfices de la croissance économique soient partagés plus équitablement, ce qui constitue un défi dans nombre d’autres pays du monde.

Dans le but d’atténuer les conséquences économiques des conflits et leurs effets de contagion, le FMI donne des conseils de politique économique ciblés dans les domaines suivants :

  • ■ instauration de cadres macroéconomiques fiables;

  • ■ définition des politiques monétaires et de change;

  • ■ hiérarchisation des dépenses, notamment pour préserver les dépenses sociales et la viabilité de la dette;

  • ■ promotion d’une croissance inclusive.

Le FMI partage également son expertise, notamment par le biais du Centre régional d’assistance technique au Moyen-Orient et des fonds fiduciaires spécifiques à différents pays. Son assistance porte principalement sur la restauration et la consolidation des institutions économiques, l’amélioration de la définition des politiques économiques, le développement de la gestion des finances publiques et la mise au point de systèmes fiscaux équitables, le renforcement de la supervision et de l’intermédiation financières ainsi que la production de statistiques.

Le FMI a apporté une aide financière à l’Afghanistan, à l’Iraq et à la Jordanie, compte tenu des conséquences de l’afflux de réfugiés et du déplacement de personnes dans leur propre pays. En outre, le FMI a participé à la mobilisation de ressources supplémentaires provenant de donateurs ou d’autres institutions financières internationales (Iraq, Jordanie, Liban). Il apporte une contribution essentielle aux discussions au sein de la communauté internationale en évaluant les évolutions économiques et en participant à des réunions de donateurs (Cisjordanie, Gaza, Libye et Somalie) ainsi qu’à des conférences de haut niveau sur l’aide à la Syrie et à la région («Supporting Syria and the Region») qui se sont tenues à Londres en 2016 et à Bruxelles début avril 2017.

Offres de formations

Moyen-Orient Et Afrique Du Nord: Réforme des prix de l’énergie dans le monde arabe

La chute des prix du pétrole fin 2014 a eu de profondes répercussions sur les pays du monde arabe : les pays exportateurs de pétrole ont perdu des milliards de dollars en recettes, tandis que les pays importateurs de pétrole ont vu fondre envois de fonds et investissements. Même si les prix du pétrole sont légèrement remontés, atteignant environ 45-50 dollars le baril en juillet 2017, les marchés à terme s’attendent à ce qu’ils restent faibles et s’établissent à environ 55 dollars le baril à moyen terme.

Dans tout le monde arabe, les pays s’adaptent à cette nouvelle réalité. Nombre d’entre eux ont pris des mesures importantes pour réformer leurs généreuses politiques de tarification de l’énergie afin de consolider leurs positions budgétaires. Ils pourraient toutefois aller plus loin d’après un document des services du FMI publié au début de l’exercice 2018. En 2015, plus d’un quart des subventions à l’énergie avant impôts dans le monde était accordé dans les pays arabes, ce qui représente 117 milliards de dollars, une somme supérieure au chiffre d’affaires d’Amazon, de Microsoft ou de Google la même année (graphique 1.12). Ce montant comprend le coût implicite ou le coût d’opportunité de la faiblesse des prix de l’énergie, c’est-à-dire les recettes perdues du fait d’un prix de l’énergie inférieur aux prix mondiaux.

Graphique 1.12Subventions à l’énergie par région, 2015

Sources : Agence internationale de l’énergie; calculs des services du FMI.

Note : MOAC = Moyen-Orient et Asie centrale.

La faiblesse des prix de l’énergie favorise généralement les riches, qui sont de grands consommateurs, tout en créant relativement peu d’avantages économiques. Les ressources consacrées aux subventions seraient mieux investies dans des secteurs dont les rendements sont plus élevés comme les infrastructures, la santé et l’éducation. Les subventions entraînent également des distorsions sectorielles et une consommation excessive d’énergie au niveau national, ce qui induit un coût pour l’environnement. En outre, elles creusent les déficits budgétaires, ce qui fait augmenter la dette et force à puiser dans l’épargne.

La réforme des prix de l’énergie présente un grand nombre d’enjeux politiques et sociaux. L’expérience de nombreux pays montre toutefois qu’une telle réforme peut être menée à bien. Pour qu’elles soient couronnées de succès, les réformes devraient être vastes, globales, progressives et dépolitisées. En outre, la population doit être informée. Par ailleurs, il conviendrait de verser des compensations aux plus pauvres et aux plus vulnérables, pour qui une hausse des prix de l’énergie serait synonyme de difficultés.

Olivier Basdevant, coauteur de «If Not Now, When? Energy Price Reform in Arab Countries»

Alors que la faiblesse des prix mondiaux du pétrole entraîne une réduction de l’écart entre les prix nationaux de l’énergie dans les pays arabes et les moyennes internationales (graphique 1.13), le moment est idéal pour entreprendre une réforme de la tarification de l’énergie. En 2016, les pays arabes ont consacré en moyenne 3 % de leur PIB aux subventions à l’énergie. S’ils réaffectaient ces subventions à des investissements plus productifs dans le capital physique ou humain, ils pourraient gagner 6 points de pourcentage de croissance au cours des six prochaines années et réduire considérablement leur dette publique, jusqu’à 20 points de pourcentage, sur la période.

Graphique 1.13Prix moyens du gaz par région, 2004–16

(Dollars EU par litre)

Sources : Agence internationale de l’énergie; calculs des services du FMI.

Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes.

Afin d’atténuer l’impact des réformes, les pays pourraient combiner plusieurs politiques : investissement, réduction de la dette et utilisation de l’épargne pour financer des mesures compensatoires. Alors que le monde arabe cherche à renforcer la croissance inclusive et relever les niveaux de vie, les réformes de la tarification de l’énergie présentent des avantages potentiels importants. Comme l’a expliqué Olivier Basdevant, coauteur du document des services du FMI, «le moment est vraiment propice pour mener des réformes, soit parce qu’elles sont nécessaires, soit parce qu’il est plus facile de les appliquer maintenant tant que l’écart entre les prix nationaux et les prix mondiaux est faible».

Asie Et Pacifique: Brunei Darussalam : l’aide sur mesure du FMI appuyée par les technologies

Le FMI se concerte principalement avec ses 189 pays membres lors de leurs bilans de santé économique annuels. Durant ces consultations au titre de l’article IV, les autorités nationales demandent souvent au FMI de l’aide sous forme d’avis d’experts, appelés «assistance technique», et de formations pour renforcer leurs institutions. C’est précisément ce qui s’est passé lorsque les missions antérieures du FMI se sont rendues au Brunei Darussalam : les autorités de ce petit producteur de pétrole de l’île de Bornéo en Asie du Sud-Est ont demandé au FMI ce type d’appui pour développer l’économie du pays.

Mais l’équipe du FMI s’est heurtée à plusieurs obstacles : les informations concernant les possibilités d’assistance technique étaient dispersées dans plusieurs départements et le Brunei Darussalam se trouve si loin du siège du FMI que, compte tenu du nombre de places disponibles dans chaque cours et des effectifs, il s’avérait impossible pour le FMI ou les fonctionnaires brunéiens de se déplacer fréquemment. «La solution a été de constituer un dossier d’information commun sur l’offre d’assistance technique et d’utiliser les outils technologiques élaborés par le FMI, comme ses cours en ligne et son portail d’accès en ligne aux données», a indiqué Seng Guan Toh, Chef de mission.

L’équipe a préparé une liste des possibilités d’assistance technique spécialement adaptées aux besoins du Brunei Darrussalam à partir des offres destinées aux autres pays producteurs de pétrole portant, en matière budgétaire, sur le renforcement de la gestion des finances publiques et, en matière financière, sur le développement du secteur financier. L’équipe a sélectionné des cours et établi des listes d’assistance technique pour chacun des organismes publics avec lesquels elle allait s’entretenir. Le Brunei Darussalam étant un pays exportateur de pétrole, l’équipe du FMI a, par exemple, choisi le cours «Gestion macroéconomique dans les pays riches en ressources naturelles» lorsqu’elle a rencontré les responsables du ministère des Finances.

À la fin de chaque réunion importante dans le cadre de sa mission en février 2017, l’équipe a donné un aperçu des conférences sur les cours concernant les difficultés économiques du pays, diffusé une vidéo expliquant le fonctionnement du portail de formation en ligne et présenté les données disponibles en ligne. Outre le ministère des Finances, l’équipe du FMI a rencontré des responsables du bureau du Premier ministre, de l’autorité monétaire, du ministère des Affaires étrangères et du commerce, et du Département du travail, ainsi que du Centre of Strategic and Policy Studies, centre de réflexion majeur.

«Grâce à la synergie entre technologies, assistance technique et formations, plusieurs organismes publics brunéiens peuvent mettre à profit nos offres afin de répondre à des enjeux économiques», a déclaré M. Toh. Son équipe et lui estiment que le pays devrait parvenir à tirer pleinement parti de ces outils et ils espèrent étendre cette approche afin de permettre au FMI de mieux s’acquitter de son mandat d’aide à ses pays membres.

«Grâce à la synergie entre technologies, assistance technique et formations, plusieurs organismes publics brunéiens peuvent mettre à profit nos offres afin de répondre à des enjeux économiques»

Seng Guan Toh, Chef de mission du FMI

Asie Et Pacifique: Le FMI s’associe à l’Inde pour ouvrir un nouveau centre de formation

Moins d’un an après la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement indien et le FMI en mars 2016, le Centre régional de formation et d’assistance technique en Asie du Sud (SARTTAC) a été inauguré le 13 février 2017 à New Delhi. Choisir un site approprié, concevoir un lieu fonctionnel et s’atteler à sa construction a nécessité une collaboration étroite entre les autorités indiennes, les services du FMI et les fournisseurs locaux. Le fruit de ce travail : des installations de niveau mondial dédiées à la formation.

Dernier des 14 centres régionaux d’assistance technique et de formation du FMI de par le monde, le SARTTAC a été conçu comme le premier centre de développement des capacités réunissant formation et assistance technique sous un même toit. Les pays membres du FMI dans la région ont apporté l’essentiel des financements, qui ont été généreusement complétés par l’Australie, la Corée, le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Le SARTTAC répond à la forte demande de travaux du FMI en matière de renforcement des capacités émanant de ses pays membres (Bangladesh, Bhoutan, Inde, Maldives, Népal et Sri Lanka). L’Asie du Sud est une région en pleine croissance qui accueille un cinquième de la population mondiale. Ses économies sont confrontées à plusieurs défis : améliorer l’efficience des dépenses publiques, renforcer l’administration fiscale, consolider la réglementation et la supervision du secteur financier, moderniser la politique et les opérations monétaires et développer les statistiques macroéconomiques. Grâce à ses formations et à ses experts résidents en matière d’assistance technique, le SARTTAC donne au FMI la possibilité de satisfaire davantage à ces nombreuses demandes. Son implantation régionale permettra au FMI d’être à l’écoute des besoins de chaque pays, de faire preuve de souplesse et d’apporter une aide adaptée à la situation de chacun.

Le SARTTAC a été très actif dès son ouverture. Conformément à son approche axée sur la demande, le centre a consacré beaucoup de temps à déterminer les besoins des pays membres, ce qui lui a permis d’établir un programme initial d’environ 30 cours pour l’année 2017 abordant des questions budgétaires, monétaires, financières et statistiques. Portant sur les diagnostics macroéconomiques, le premier cours était destiné aux responsables du Service économique indien et a été suivi de cours régionaux sur l’analyse budgétaire et la politique monétaire. Certaines formations seront également organisées dans d’autres pays membres et à l’échelle infranationale en Inde, où la demande des États est forte.

Durant l’année à venir, outre la conception sur mesure de formations et l’organisation de projets pratiques d’assistance technique, le SARTTAC réunira les pays pour des activités d’apprentissage entre pairs, réaffectera des responsables entre pays et travaillera en collaboration avec des institutions locales dans toute l’Asie du Sud.

Shaktikanta Das, Secrétaire du ministère indien des Finances, et Carla Grasso, Directrice générale adjointe du FMI, inaugurent le Centre régional de formation et d’assistance technique en Asie du Sud.

Asie Et Pacifique: Les parlementaires birmans renforcent les mesures de gestion et de surveillance

À la suite d’élections historiques en novembre 2015, un nouveau gouvernement démocratique a pris ses fonctions en avril 2016 au Myanmar (anciennement Birmanie). Après des décennies d’isolement, l’administration a donné la priorité à la réforme du secteur financier dont le besoin se fait cruellement sentir, et s’emploie également à améliorer les infrastructures et à mettre fin aux conflits armés internes afin de progressivement réintégrer le pays dans l’économie mondiale.

Le développement des capacités au Myanmar est une tâche gigantesque étant donné que le pays poursuit sa transition. Ce besoin est encore plus urgent pour le nouveau parlement, car la plupart des élus n’ont pas d’expérience dans la fonction publique. Pour répondre à ce besoin, plusieurs départements du FMI ont élaboré un séminaire de développement des capacités de haut niveau destiné au parlement birman, en concertation avec les responsables des groupes parlementaires.

Le séminaire, qui s’est tenu en décembre 2016, portait principalement sur les efforts déployés par le Myanmar pour renforcer sa gestion macroéconomique et sa stabilité financière. Plus de 60 parlementaires issus de trois comités économiques majeurs ont participé aux sessions interactives en coordination avec la mission du FMI chargée de réaliser le bilan de santé annuel du pays. Les membres de l’équipe du FMI provenaient notamment du Département Asie et Pacifique (notamment du Bureau du Représentant résident, du Bureau d’assistance technique pour la R.D.P. lao et de la République de l’Union de Myanmar et du Bureau régional au Japon), des Départements de la communication, des finances publiques, des marchés monétaires et de capitaux et des statistiques, ainsi que de l’Institut régional du FMI à Singapour qui bénéficie du soutien financier du Japon.

Les échanges entre les parlementaires et l’équipe du FMI ont donné une occasion unique à ces derniers d’aborder conjointement action publique et enjeux techniques. Les parlementaires ont particulièrement apprécié l’approche proposée consistant à réunir le développement des capacités et la surveillance économique. Elle leur a permis de mieux appliquer les enjeux techniques aux questions politiques qu’ils rencontrent régulièrement dans le cadre de leurs responsabilités en matière de surveillance. Un séminaire de suivi sur la gestion des finances publiques destiné au Comité parlementaire sur les comptes publics est prévu pour le milieu de l’année 2017.

Yongzheng Yang, Chef de mission du FMI pour le Myanmar, a résumé la stratégie du FMI dans le pays : «Le partage des connaissances joue un rôle fondamental en aidant les autorités à mettre en œuvre des politiques leur permettant d’atteindre la croissance durable et inclusive qu’ils recherchent. Nous poursuivrons nos activités de développement des capacités au Myanmar, déjà le premier bénéficiaire dans ce domaine. Par ailleurs, il est essentiel d’intégrer ces activités à nos bilans de santé économique pour une coopération efficace avec le Myanmar.»

Yongzheng Yang, Chef de mission du FMI pour le Myanmar

«Nous poursuivrons nos activités de développement des capacités au Myanmar, déjà le premier bénéficiaire dans ce domaine.»

Hémisphère Occidental: Mexique : la ligne de crédit modulable, une assurance dans un monde volatile

«(…) La LCM, dont le Mexique bénéficie depuis plusieurs années maintenant, témoigne sans conteste de la solidité des politiques macroéconomiques appliquées grâce aux instances dirigeantes du pays, au sein tant de la banque centrale que du ministère des Finances.»

Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, communiqué de presse du Comité monétaire et financier international, 22 avril 2017

Au cours de la dernière décennie, le Mexique a accru son intégration dans l’économie mondiale par le biais des canaux commerciaux et financiers, ce qui l’a aidé à accroître sa productivité, améliorer sa compétitivité, réduire ses coûts de financement et diversifier sa base d’investisseurs. En 2016, le total des flux d’investissements de portefeuille étrangers au Mexique atteignait 26,7 milliards de dollars (2,6 % du PIB) et les non-résidents détenaient 35 % des obligations souveraines libellées en monnaie locale (graphique 1.14). La forte présence d’investisseurs étrangers au Mexique témoigne de la confiance de ces derniers en la solidité du cadre de politique économique et en la profondeur et la liquidité des marchés de change et d’obligations du pays.

Graphique 1.14Mexique : passifs liés aux investissements directs étrangers et aux investissements de portefeuille, en 2007 et 2016

(Pourcentage du PIB)

Sources : autorités nationales; calculs des services du FMI.

Note : IDE = investissement direct étranger.

Le peso mexicain est la deuxième monnaie des pays émergents la plus échangée dans le monde, avec un volume de transactions quotidien de 97 milliards de dollars. Les politiques et les cadres macroéconomiques très solides du Mexique ont aidé le pays à s’adapter à un environnement extérieur complexe caractérisé par la volatilité du marché financier. La politique monétaire est régie par une stratégie de ciblage de l’inflation dans le cadre d’un régime de change flexible. La politique budgétaire repose sur la loi de responsabilité budgétaire, et les autorités sont déterminées à faire baisser le ratio dette publique/PIB à moyen terme. Le cadre réglementaire et prudentiel financier est robuste.

Afin d’épauler les autorités mexicaines dans leur stratégie macroéconomique globale et de fournir une assurance contre les risques, le Conseil d’administration du FMI a approuvé en mai 2016 la conclusion d’un accord de deux ans avec le Mexique au titre de la ligne de crédit modulable (LCM) pour un montant d’environ 85 milliards de dollars. La LCM a démontré son efficacité durant l’exercice 2017 lorsque le peso a subi des pressions temporaires. Il s’agit du sixième accord de ce type avec le Mexique et les autorités entendent cette fois également le considérer comme une mesure de précaution. Les accords précédents ont constitué une bonne assurance contre les risques extrêmes immédiatement au sortir de la crise financière mondiale de 2008, pendant la crise de la zone euro et durant la période de turbulences qui a précédé le début de la normalisation de la politique monétaire aux États-Unis.

La ligne de crédit modulable a été conçue pour répondre à la demande de financement émanant de pays en situation de pénurie de liquidité qui présentent une politique et des antécédents économiques très solides pour prévenir et résoudre des crises. Deux autres pays, la Colombie et la Pologne, ont eu recours à la LCM. Aucun d’entre eux n’a encore effectué de tirage sur sa ligne de crédit, mais la LCM leur a fourni une assurance précieuse et les a aidés à renforcer la confiance des marchés en période d’accentuation des risques.

Hémisphère Occidental: Les mesures ambitieuses de l’Argentine pour éviter une crise

Lorsque le nouveau gouvernement argentin a pris ses fonctions en décembre 2015, il a dû faire face à des déséquilibres macroéconomiques généralisés, des distorsions microéconomiques et un cadre institutionnel affaibli. Le niveau élevé de la consommation n’était pas soutenable, l’investissement avait atteint un plancher historique et le profond déficit budgétaire était financé par la création monétaire et l’inflation. Les distorsions au niveau microéconomique consistaient en un vaste ensemble de contrôles administratifs (obstacles aux échanges, restrictions de change et contrôles des prix) et un climat des affaires qui sapait la compétitivité et minait la croissance à moyen terme. Une crise financière grave était imminente.

Le gouvernement «affronte les difficultés et s’attelle résolument à les résoudre», a déclaré Roberto Cardarelli, Chef de mission, en novembre 2016, lors de la publication du premier examen de l’économie du pays (consultations au titre de l’article IV) depuis 2006. Les autorités ont pris des mesures audacieuses pour remédier aux déséquilibres et éviter une crise, a expliqué M. Cardarelli. Elles ont ainsi supprimé le contrôle des changes, laissé flotter le taux de change, levé les restrictions qui limitaient l’accès aux devises, mis fin aux taxes à l’exportation (sauf celles sur le soja, qui ont été baissées) et réglé les litiges avec des créanciers qui faisaient obstacle à la restructuration de la dette, en restaurant l’accès aux marchés du crédit.

Les autorités ont défini des objectifs budgétaires et des cibles d’inflation et ont entrepris l’élimination progressive des subventions à l’énergie inefficaces. Le bureau national des statistiques est en pleine refonte et a commencé à publier au milieu de l’année 2016 de nouvelles statistiques officielles conformes aux normes internationales.

Si elles étaient nécessaires pour jeter les fondements d’une croissance solide, les mesures visant à enrayer les graves déséquilibres et distorsions ont inévitablement eu un effet négatif sur l’économie argentine à court terme. Lorsque la mission du FMI a rencontré des hauts fonctionnaires ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile, le cœur des discussions a porté sur les moyens de soutenir la reprise économique tout en préservant les pauvres du coût de la restauration de la stabilité macroéconomique. Ces consultations concernaient notamment l’ambitieux programme de réformes du pays visant à créer un environnement plus propice à l’investissement privé et à poser les bases d’une croissance forte, durable et équitable.

Roberto Cardarelli, Chef de mission du FMI pour l’Argentine

Environ un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, aussi le gouvernement accorde-t-il la priorité absolue à combattre ce phénomène. Les autorités savent qu’une économie dynamique est le meilleur moyen de créer des emplois et de faire sortir des individus de la pauvreté. Après avoir accusé un repli en 2016, l’activité économique en Argentine devrait progresser de 2,2 % en 2017, grâce à une augmentation de la consommation et de l’investissement public, et de 2,3 % en 2018, sous l’effet de la remontée progressive de l’investissement privé et des exportations (tableau 1.1).

Tableau 1.1Argentine : PIB réel, prix à la consommation, solde des transactions courantes et taux de chômage, croissance en 2016 et projections pour 2017–18
20162017

(projections)
2018

(projections)
PIB réel−2,32,22,3
Prix à la consommation (en glissement annuel)21,617,2
Solde des transactions courantes−2,6−2,9−3,4
Taux de chômage8,57,47,3
Source : FMI, Perspectives de l’économie mondiale, avril 2017.

Europe: Les réformes menées par l’Albanie portent leurs fruits

En 2013, la croissance de l’Albanie s’est pratiquement arrêtée lorsque la crise économique de 2008 a réduit la demande de la Grèce et de l’Italie, ses principaux partenaires commerciaux. Dans le même temps, la dette publique s’est envolée et les arriérés se sont accumulés à cause des dépenses faramineuses engagées lors des élections ainsi que du manque de viabilité du régime des retraites et du secteur de l’électricité. Le système bancaire, dont les pouvoirs publics dépendaient fortement pour emprunter, s’est affaibli en raison de la proportion élevée de prêts présentant des arriérés de paiement, ce qui a accru les tensions financières.

Pour tenter de répondre à ces difficultés budgétaires et financières et de restaurer la croissance économique, le pays a demandé au FMI un prêt, que le Conseil d’administration a approuvé en février 2014. Cet accord de 36 mois au titre de la facilité élargie de crédit visait à rétablir la croissance et à maîtriser l’augmentation rapide de la dette publique qui menaçait la stabilité économique en consolidant les finances publiques, en préservant la stabilité financière et en appliquant des réformes structurelles axées sur le renforcement du secteur de l’énergie et du climat des affaires.

Appliqué avec succès, le programme est arrivé à son terme en février 2017 et l’Albanie est entrée dans une phase de suivi. À l’achèvement de la mission finale, l’ancien ministre des Finances albanais Arben Ahmetaj a déclaré lors d’une conférence de presse que la croissance s’était redressée et qu’elle devrait atteindre entre 3,7 % et 3,8 % en 2017, contre 3,4 % l’année précédente (tableau 1.2). Il a attribué ces solides résultats aux réformes macroéconomiques et budgétaires qui «sont, en outre, étroitement liées à l’ensemble des réformes menées par le gouvernement ces trois dernières années, dans le domaine des retraites, de l’énergie, de la gestion des finances publiques et de l’administration fiscale», notamment.

Tableau 1.2Albanie : principaux indicateurs économiques, 2013 et 2016
20132016
Croissance du PIB (pourcentage)1,03,4
Solde primaire (pourcentage du PIB)−2,00,2
Solde global (pourcentage du PIB)−5,2−2,2
Recettes fiscales (pourcentage du PIB)22,024,9
Prêts improductifs (pourcentage)23,518,3
Sources : autorités nationales; calculs des services du FMI.

D’après M. Ahmetaj, les réformes ont aussi permis une augmentation des salaires, des retraites, du nombre d’entreprises et de l’investissement direct à l’étranger. Anita Tuladhar, Chef d'équipe du FMI, estime également que le programme a su remettre l’Albanie sur la voie d’une reprise économique assortie de finances publiques saines : «Grâce à la détermination des autorités albanaises, nous avons pu favoriser les réformes essentielles à la croissance. Le programme a consolidé le cadre institutionnel, réduit les vulnérabilités de l’économie et contribué à préserver la stabilité financière malgré des conditions extérieures difficiles.»

Anita Tuladhar, Chef d’équipe du FMI pour l’Albanie

L’Albanie poursuit ses réformes visant à soutenir la croissance et à renforcer le secteur financier tout en maintenant l’assainissement budgétaire dans le but de ramener la dette en dessous de 60 % du PIB. Le pays a entrepris une réforme de la justice appuyée par l’Union européenne afin de lever les inquiétudes en matière de gouvernance et de remédier à l’inefficacité du système judiciaire. La Commission européenne a recommandé l’ouverture des négociations en vue de l’adhésion de l’Albanie à l'UE à condition que le pays réalise des progrès tangibles dans ce domaine.

Europe: Espagne : poursuite d’une reprise impressionnante

Figurant parmi les pays les plus durement touchés par la crise financière mondiale, l’Espagne s’est redressée de façon remarquable. L’économie a progressé de plus de 3 % en 2015 et en 2016, et la croissance du PIB devrait recouvrer son niveau d’avant la crise en 2017 (graphique 1.15). Depuis le pic de la crise, plus de 1,5 million de chômeurs ont retrouvé un emploi. Des réformes décisives menées en 2011–13, visant notamment à accroître la flexibilité du marché du travail, ont aidé l’Espagne à renouer avec la compétitivité et ont favorisé une forte création d’emplois, tandis que des réformes bancaires ont renforcé la résilience du secteur. En outre, la faiblesse des cours du pétrole et des taux d’intérêt, associée à des mesures de relance budgétaire en 2015–16, a également dopé la croissance.

Graphique 1.15Espagne, Italie, France et Allemagne : croissance du PIB réel, 2007–21

(Indice, 2007 = 100)

Sources : FMI, Perspectives de l’économie mondiale; calculs des services du FMI.

Grâce à l’essor des exportations, l’Espagne a enregistré quatre années d’excédents courants. De nombreuses entreprises ont accompli des progrès dans l’assainissement de leurs bilans, tandis que la dette des ménages est descendue en dessous de la médiane de la zone euro, même si elle reste élevée en termes absolus. Les banques espagnoles ont augmenté leurs ratios de fonds propres et diminué leurs ratios de prêts improductifs, malgré un resserrement du crédit.

Cependant, le taux de chômage global, à 18 %, reste très élevé et le taux de chômage des jeunes est encore plus fort, atteignant 42 %, soit près du double de la moyenne de la zone euro. Nombre de chômeurs n’ont pas occupé d’emploi depuis des années. La division du marché du travail, qui compte une part importante de travailleurs temporaires peu rémunérés, est toujours prégnante et la croissance de la productivité est faible.

La dette publique a plus que doublé depuis le début de la crise pour s’établir à 100 % du PIB, ce qui limite la marge de manœuvre des pouvoirs publics. Cette dette, conjuguée à des poches de surendettement dans le secteur privé et à une position extérieure globale nette négative toujours élevée, laisse l’économie vulnérable aux chocs.

L’équipe du FMI, dirigée par Andrea Schaechter, a recommandé que l’Espagne approfondisse les résultats obtenus grâce à ses réformes en appliquant les mesures suivantes :

  • Poursuivre le rééquilibrage budgétaire afin de réduire le déficit et la dette publique.

  • Renforcer les politiques du marché du travail en ciblant plus efficacement les jeunes et les chômeurs de longue durée et en atténuant la dualité du marché, afin de favoriser la création d’emplois et l’équité.

  • Encourager la recherche et le développement ainsi que la concurrence sur les marchés de produits et de services afin d’accroître la productivité et les revenus.

  • Consolider le bilan des banques et améliorer la surveillance et la gestion des risques systémiques.

L’évaluation du secteur financier de l’Espagne réalisée par le FMI en 2017 propose des politiques publiques en vue de préserver la stabilité financière.

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