Fonds Monétaire International Rapport Annuel 2009 : La Riposte à La Crise Mondiale

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Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 2009
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    Fonds monétaire international

    Centre névralgique de la coopération monétaire internationale, le FMI est une organisation mondiale dont les 186 pays membres (depuis juin 2009) œuvrent ensemble au bien commun. Il a pour mission première de veiller à la stabilité du système monétaire international, lequel, par le jeu des taux de change et des paiements internationaux, permet aux pays (et à leurs citoyens) d’échanger des biens et des services. Cela est indispensable pour assurer une croissance économique durable et rehausser les niveaux de vie.

    Les pays membres du FMI sont tous représentés au Conseil d’administration de l’institution, qui débat des conséquences nationales, régionales et mondiales de leurs politiques économiques. Le présent Rapport annuel retrace les activités du Conseil d’administration ainsi que de la direction et des services du FMI pendant l’exercice commencé le 1er mai 2008 et clos le 30 avril 2009.

    Le FMI a principalement pour tâche de:

    • dispenser des conseils aux pays membres pour les aider à mettre en place des politiques qui leur permettront d’éviter les crises financières ou de les surmonter si elles se produisent, de parvenir à la stabilité macroéconomique, d’accélérer leur croissance économique et de réduire la pauvreté;

    • mettre à la disposition des pays membres, à titre temporaire, des concours financiers pour les aider à résoudre leurs problèmes de balance des paiements, qui surviennent lorsqu’ils sont à court de devises du fait que leurs paiements aux autres pays sont supérieurs à leurs recettes de change;

    • fournir une assistance technique et une formation aux pays qui en font la demande, afin de les aider à se doter du savoir-faire et des institutions dont ils ont besoin pour appliquer des politiques économiques bien conçues.

    Le FMI a son siège à Washington, mais compte tenu de son caractère mondial et des liens étroits qu’il entretient avec ses membres, il dispose aussi de bureaux dans le monde entier.

    On trouvera aussi des informations complémentaires sur le FMI et ses membres à l’adresse www.imf.org.

    En complément du Rapport annuel, des encadrés, tableaux, appendices (dont les états financiers du FMI pour l’exercice clos le 30 avril 2009) ainsi que d’autres documents pertinents sont affichés sur le site Internet du Rapport annuel (www.imf.org/external/pubs/ft/ar/2009/eng). Pour obtenir une version imprimée des états financiers, prière de s’adresser à IMF Publication Services, 700 19th Street, N.W., Washington, DC 20431. Le Rapport annuel, avec tous les documents complémentaires consultables sur le site Internet, existe aussi sous forme de CD-ROM, qui peut être obtenu à la même adresse.

    FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

    RAPPORT ANNUEL 2009

    LA RIPOSTE À LA CRISE MONDIALE

    Table des matières

    L’exercice financier du FMI va du 1er mai au 30 avril.

    L’unité de compte du FMI est le DTS (droit de tirage spécial); les conversions des données financières du FMI en dollars EU sont approximatives et faites pour des raisons de commodité. Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis. Au 30 avril 2009, 1 dollar était égal à 0,667632 DTS et 1 DTS à 1,49783 dollar (au 30 avril 2008, ces taux étaient de 0,615847 DTS et de 1,62378 dollar, respectivement).

    Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    Dans le présent rapport, le terme «pays» ne se rapporte pas nécessairement à une entité territoriale constituant un État au sens où l’entendent le droit et les usages internationaux. Il s’applique également à un certain nombre d’entités territoriales qui ne sont pas des États, mais sur lesquelles des statistiques sont établies et publiées au plan international de façon distincte et indépendante.

    Message du Directeur général et Président du Conseil d’administration

    Dominique Strauss-Kahn, Directeur général et Président du Conseil d’administration du FMI.

    Le Rapport annuel du Conseil d’administration du FMI au Conseil des gouverneurs de l’institution est l’un des moyens essentiels par lesquels le FMI rend compte de son action. Le Conseil d’administration, où siègent 24 administrateurs désignés par les 186 pays membres, dirige les activités du FMI, tandis que le Conseil des gouverneurs, où chaque pays membre est représenté par une personnalité de haut rang, est l’organe suprême de l’institution. Le Rapport annuel est publié en vertu de l’obligation qui incombe au Conseil d’administration de rendre compte de son action au Conseil des gouverneurs.

    Le monde est aux prises avec le pire ralentissement économique qu’il ait connu depuis la Grande Crise de 1929. Une crise née dans un segment du marché hypothécaire des États-Unis s’est propagée rapidement au reste du monde pour engloutir à la fois les pays avancés, les pays émergents et les pays à faible revenu.

    Tandis que les autorités nationales s’efforçaient de trouver une riposte appropriée, le FMI a assumé un rôle directeur dans le débat. Nous avons prôné le déploiement complet de tout l’arsenal monétaire comme première ligne de défense. Nous avons aussi préconisé, dès janvier 2008, une relance budgétaire à l’échelle mondiale. Nos prévisions laissaient en effet entrevoir une baisse exceptionnelle et durable de la demande privée, qui ne pouvait être amortie par la seule politique monétaire. Nous avons recommandé une stimulation budgétaire équivalante à 2 % du PIB et, dans une très large mesure, les pays nous ont écoutés. En même temps, nous avons plaidé pour que les bilans des banques soient débarrassés des actifs toxiques ou compromis. Forts de notre vaste expérience en matière de crises financières, nous savions en effet que, si cette condition n’était pas remplie, le système financier resterait figé et que les efforts déployés pour relancer la demande seraient vains.

    La crise a aussi montré que l’économie mondiale avait besoin d’un pompier efficace qui puisse se mobiliser immédiatement et le FMI s’est employé à jouer ce rôle. L’institution a aidé un large éventail de pays à couvrir leurs besoins de financement et à atténuer ainsi les conséquences économiques et sociales de la crise. Lançant un signal fort qui témoigne de leur confiance dans l’institution, les dirigeants du G-20 se sont engagés à tripler la capacité de prêt du FMI, ce qui la portera au montant jamais égalé de 750 milliards de dollars, et aussi à doubler sa capacité d’accorder des prêts concessionnels aux pays à faible revenu. De son côté, le FMI s’est adapté aux circonstances en mettant l’accent sur la souplesse et sur la prévention des crises. Outre l’engagement général de décaisser immédiatement davantage de financements, nous avons aussi créé tout spécialement une ligne de crédit modulable permettant d’accorder tout de suite et sans conditions des aides de montants élevés aux pays qui appliquent avec constance de bonnes politiques. Nous sommes aussi déterminés à simplifier encore et à mieux cibler la conditionnalité ainsi qu’à préserver les dispositifs de protection sociale. Nous avons une responsabilité particulière à l’égard de nos pays membres à faible revenu; aussi nous employons-nous actuellement à rendre nos facilités de crédit concessionnelles plus souples et plus efficaces.

    En dehors de ses activités de prêt, les dirigeants mondiaux ont assigné au FMI la tâche de procéder à une surveillance franche et impartiale de l’économie mondiale. Lorsque la crise a éclaté, grâce à notre travail de conseil et de prévision, nous n’avons pas été pris de court. Nous avons toutefois renforcé notre procédure d’alerte avancée en portant notre attention tout particulièrement sur les risques systémiques, les liens macrofinanciers et les effets de contagion entre pays, et nous nous efforçons de promouvoir une plus grande transparence dans nos activités.

    Je voudrais souligner l’attachement exceptionnel au multilatéralisme qui s’est exprimé à l’occasion de cette crise. Dans l’histoire récente, rares sont les moments où nous avons constaté un tel degré de coopération économique. Après la coordination des interventions monétaires et de la relance budgétaire, un mouvement se dessine aujourd’hui en faveur d’une approche plus concertée de l’assainissement des bilans des banques. Le FMI s’est révélé lui-même un instrument essentiel du multilatéralisme, à la fois par son rôle de surveillance et ses activités de prêt. Et c’est toute l’économie mondiale qui en bénéficie: les risques systémiques ont reflué et nous prévoyons une reprise au premier semestre de 2010. Il s’agira alors, une fois que la crise sera derrière nous, de pérenniser cet esprit de coopération.

    Il va de soi que l’efficacité du FMI dépend de sa légitimité aux yeux de l’ensemble des pays membres. Or, les pays émergents dynamiques assument un rôle croissant sur la scène internationale, qui doit trouver son expression dans la prise de décision au FMI. Il est donc tout à fait opportun que les dirigeants du G-20 nous aient demandé d’accélérer la réforme des quotesparts et de la représentation, de manière à donner une plus grande place aux pays émergents et à faible revenu.

    Les défis qui se profilent à l’horizon sont redoutables. La crise financière mondiale n’est pas encore terminée, mais les pays préparent déjà des stratégies pour s’affranchir des interventions sans précédent rendues nécessaires par la crise. Le FMI aide les pays membres en leur fournissant les analyses essentielles dont ils ont besoin pour concevoir ces stratégies de sortie. Beaucoup de questions n’ont pas encore trouvé de réponse, qu’il s’agisse du moteur de la croissance mondiale, de l’évolution des déséquilibres internationaux ou de la configuration du système financier international. Comme toujours, le FMI se tient prêt à aider tous les pays membres à affronter ces questions primordiales.

    Lettre de transmission au Conseil des Gouverneurs

    Le 31 juillet 2009

    Monsieur le Président,

    J’ai l’honneur de présenter au Conseil des gouverneurs, conformément à l’article XII, section 7 a), des Statuts du Fonds monétaire international et à la section 10 de la Réglementation générale du FMI, le Rapport annuel du Conseil d’administration pour l’exercice clos le 30 avril 2009. En application de la section 20 de la Réglementation générale, ce rapport fait état du budget administratif et du budget d’équipement du FMI approuvés par le Conseil d’administration pour l’exercice s’achevant le 30 avril 2010, lesquels sont présentés au chapitre 5. Les états financiers vérifiés du département général, du département des DTS et des comptes administrés par le FMI pour l’exercice clos le 30 avril 2009, ainsi que les rapports y afférents du cabinet d’audit externe, sont présentés à l’appendice VI, qui figure sur la version CD-ROM du Rapport ainsi qu’à l’adresse www.imf.org/external/pubs/ft/ar/2009/eng/index.htm. L’audit externe ainsi que la communication des informations financières ont été supervisés par le Comité de vérification externe des comptes, composé de M. Steve Anderson (Président), M. Thomas O’Neill et M. Ulrich Graf, conformément à la section 20 c) de la Réglementation générale.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

    DOMINIQUE STRAUSS-KAHN

    Directeur général et Président du Conseil d’administration

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